mardi 29 septembre 2020

FAURE GNASSINGBÉ COURONNE UNE SALOPE :



« En ce temps-là, je relèverai de sa chute la maison de David, J'en réparerai les brèches, j'en redresserai les ruines, Et je la rebâtirai comme elle était autrefois, Afin qu'ils possèdent le reste d'Édom et toutes les nations Sur lesquelles mon nom a été invoqué, Dit l'Éternel, qui accomplira ces choses. Voici, les jours viennent, dit l'Éternel, Où le laboureur suivra de près le moissonneur, Et celui qui foule le raisin celui qui répand la semence, Où le moût ruissellera des montagnes Et coulera de toutes les collines. Je ramènerai les captifs de mon peuple d'Israël; Ils rebâtiront les villes dévastées et les habiteront, Ils planteront des vignes et en boiront le vin, Ils établiront des jardins et en mangeront les fruits. Je les planterai dans leur pays, Et ils ne seront plus arrachés du pays que je leur ai donné, Dit L'Éternel, ton Dieu. »

(Amos chapitre 9, versets 11 à 15)

 

Je mets une femme adultère au gouvernail,

Mon bateau naufragé, le Togo retenant

Son souffle, asservi par mon clan de revenants,

Mon régime ignoble, mon pouvoir de canailles :

 

Mon trône ténébreux se fourvoie en tenailles,

Mon sceptre inique se défendant, maintenant

Ma dictature ; je rase les murs, menant

Matin midi et soir un combat de chandails  

 

Pour traire ma jument efflanquée, haridelle

M’enfonçant, ma fosse aux lions, fière chandelle,

Ma fortune volée, rendue aux Togolais,

 

Mon égoïsme sur l’orgueil de ma maison

Vouée aux gémonies, enterré, la saison

Des vendanges accrue, fumier du Beaujolais !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         30 septembre 2020.  

 

  

  

lundi 28 septembre 2020

COMPLAINTE SUR BALTHUS



Je tire ma gloire de ma longévité :

Autodidacte, je dramatise sans peine,

Mon enfance volée, l’Occident qui s’enchaîne,

L’Italie des maîtres en ruines, évitée

 

Justement pour percer, la Suisse limitée

Par les flots, dérive associative, ma veine

Contenue pour longtemps, l’aura de la verveine

Renouvelant ma vie d’ascète, ma cité

 

Perdue, recomposée, ma patrie déchirée,

Ma famille bernée, la Shoah au Pirée,

La guerre, connerie du siècle, la Villa

 

Médicis, mon porche magistral, le Japon,

L’os de mes os, la chair de ma chair, le Lapon

Réhabilité aux vêpres, près d’Avila !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         13 juillet 2020 – Cergy.

vendredi 25 septembre 2020

LE SORT DE BELSCHATSAR



J’ai jeté à terre le trône sanguinaire

De Faure Gnassingbé, du sommet de la tour

Eiffel, lavant l’affront du Togo sans détour,

Fermant le gouffre de la mer au chant quinaire.

 

J’interromps son règne nuisible, au séminaire

Loufoque, répandant l’ennui à Mondétour,

Sardanapale au pied bot, tyrannisant tour

D’ivoire de façon grotesque, congénère

 

Louvoyant, au mandat décevant sans saveur,

Héritier mourant d’un roi lépreux, la faveur

De l’Éternel perdue, s’accrochant au pouvoir

 

Pour parachever sa damnation, épervier

Dégriffé, déplumé, déchaussé à Verviers

Sur la montagne de Sion, mur du vrai pouvoir !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         7 août 2019 – Cergy.

jeudi 24 septembre 2020

FAURE GNASSINGBÉ DESCEND AUX ENFERS



« Achaz avait 20 ans lorsqu'il devint roi et il régna 16 ans à Jérusalem. Il ne fit pas ce qui est droit aux yeux de l'Éternel, contrairement à son ancêtre David. Il marcha sur la voie des rois d'Israël. Il fit même fabriquer des idoles en métal fondu pour les Baals, brûla des parfums dans la vallée des fils de Hinnom et fit passer ses fils par le feu, conformément aux pratiques abominables des nations que l'Éternel avait dépossédées devant les Israélites. Il offrait des sacrifices et des parfums sur les hauts lieux, sur les collines et sous tout arbre vert. L'Éternel, son Dieu, le livra entre les mains du roi de Syrie. Les Syriens le battirent et lui firent un grand nombre de prisonniers, qu'ils emmenèrent à Damas. Il fut aussi livré entre les mains du roi d'Israël, qui lui infligea une grande défaite. Pékach, fils de Remalia, tua en une seule journée 120'000 hommes, tous vaillants, en Juda, parce qu'ils avaient abandonné l'Éternel, le Dieu de leurs ancêtres. Zicri, un guerrier d'Ephraïm, tua Maaséja, le fils du roi, Azrikam, le chef du palais, et Elkana, l'adjoint du roi. […] À cette époque-là, le roi Achaz envoya demander du secours aux rois d'Assyrie. Les Édomites étaient encore venus, avaient battu Juda et emmené des prisonniers. Quant aux Philistins, ils avaient lancé une attaque contre les villes de la plaine et du sud de Juda. Ils avaient pris Beth-Shémesh, Ajalon, Guedéroth, Soco et les villes qui en dépendaient, Thimna et les villes qui en dépendaient, Guimzo et les villes qui en dépendaient, et ils s'y étaient installés. En effet, l'Éternel avait humilié Juda à cause d'Achaz, roi d'Israël, qui avait poussé au dérèglement dans Juda et avait commis des actes d'infidélité envers lui. Tilgath-Pilnéser, le roi d'Assyrie, vint contre lui et le traita en ennemi au lieu de le soutenir. Achaz avait dépouillé la maison de l'Éternel, le palais royal et la maison des chefs pour faire des cadeaux au roi d'Assyrie, mais cela ne lui servit à rien. Alors même qu'il était dans la détresse, il persista dans son infidélité envers l'Éternel, lui, le roi Achaz. Il offrit des sacrifices aux dieux de Damas qui l'avaient frappé et dit: « Puisque les dieux des rois de Syrie leur viennent en aide, je leur offrirai des sacrifices pour qu'ils viennent à mon aide. » Mais ils provoquèrent sa chute et celle de tout Israël. Achaz rassembla les ustensiles de la maison de Dieu et les mit en pièces. Il ferma les portes de la maison de l'Éternel et se fit faire des autels à tous les coins de rue de Jérusalem. Dans chacune des villes de Juda, il établit des hauts lieux pour offrir des parfums à d'autres dieux. Il irrita ainsi l'Éternel, le Dieu de ses ancêtres. Le reste de ses actes, des premiers aux derniers, tout ce qu'il a fait est décrit dans les annales des rois de Juda et d'Israël. Achaz se coucha avec ses ancêtres et on l'enterra dans la ville, à Jérusalem, car on ne le mit pas dans les tombeaux des rois d'Israël. Son fils Ézéchias devint roi à sa place. »

 

(2 Chroniques, chapitre 28, versets 1 à 7, versets 16 à 27)

 

J’ai fermé toutes les Églises qui dérangent

Ma dictature, avec la complicité du

Conseil Chrétien et des Catholiques dodus

Qui font guerre aux autres dénominations, anges

 

Devant nous, perfides près du tyran : ma grange

Déborde, les pasteurs qui ploient sous le joug du

Roitelet stupide, dauphin sanguinaire, du

Potentat fébrile au sceptre inique ; j’engrange

 

Machine infernale pour broyer ses idoles

De Baal, sa chanson de geste, farandole

Qui rend sourd, les bébés, enfants à la mamelle

 

Prononçant son verdict sans pitié, oppresseur

De l’épouse du Christ, le rouleau compresseur

Fauchant ce mécréant, pion de Ramatuelle !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         24 septembre 2020.  

mercredi 23 septembre 2020

LES BEAUX MASQUES



J’ai entretenu la psychose partout pour

Étouffer la pression sociale, entériner

Mes décrets véreux, sûr de toujours parrainer

L’aîné des orphelins : ma guerre du Kippour

 

Perdue, j’échafaude mon projet sans détour,

Faisant diversion, en jambage, seriné

Par les milliards d’euros des banquiers confinés

Par coronavirus, trafiquant sans pourtour

 

La misère dans le monde, esclave du gain

Facile, fauchés par leur jument, leur regain

D’intérêt pour Beaufort, un alibi, leurs flammes

 

Embrasant leur clan qui va japper devant l’âne

De Buridan, triste sort près de Villeurbanne,

Lacéré par le temps, jalon des oriflammes !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         7 septembre 2020.

mardi 22 septembre 2020

FAURE GNASSINGBÉ SE MOQUE DE NOUS :



« Après cela, Sanchérib, roi d'Assyrie, envoya ses serviteurs à Jérusalem, pendant qu'il était devant Lakis avec toutes ses forces; il les envoya vers Ézéchias, roi de Juda, et vers tous ceux de Juda qui étaient à Jérusalem, pour leur dire: Ainsi parle Sanchérib, roi d'Assyrie: Sur quoi repose votre confiance, pour que vous restiez à Jérusalem dans la détresse? Ézéchias ne vous abuse-t-il pas pour vous livrer à la mort par la famine et par la soif, quand il dit: L’Éternel, notre Dieu, nous sauvera de la main du roi d'Assyrie? »

 

(2 Chroniques, chapitre 32, versets 9 à 11)

 

J’ai décrété l’état d’urgence maximale

Afin d’étouffer les manifestations

Populaires contre mon régime : sanction

Maligne, j’asservis la nation, fête hiémale

 

Célébrée dans le trou, dictature optimale,

Nos deniers publics en otage, castration

Du peuple togolais continue, aberration

À l’honneur, agonie des chênes minimale ;

 

J’ai plombé ta voûte céleste, scélérat

Dynaste, roitelet stupide sans Téra :

J’ai brisé ton sceptre d’iniquités, légué

 

Par ton père lépreux, ton trône ténébreux

Se répand en fumée, la chanson des Hébreux

Enveloppe ton toit cynique, délégué !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         22 septembre 2020.

 

lundi 21 septembre 2020

TOCCATA D’ANNICK GIRARDIN

 


J’ai géré l’ouragan Irma avec adresse,

Dialoguant patiemment avec les gilets jaunes,

Femme de terrain, mes vêtements pour la faune

Et la flore, un chant de guerre : sans maladresse,

 

Saint-Pierre-et-Miquelon m’investit et je dresse

Un rempart pour les miens à l’Assemblée : icône

Particulière, je tourne ses regards d’aune

Vers la métropole, ministre qui redresse

 

La muraille de ma cité ; élue de pointe,

J’égrène chapelet et actions qui appointent

La France forte dans une Europe qui nous

 

Protège ; j’écris sans relâche l’épopée

La plus célèbre du rivage, canopée

D’une alliance sans fin, conduisant les burnous !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         21 septembre 2020 – Cergy.  

samedi 19 septembre 2020

ESTAMPE DE JEAN-MICHEL BLANQUER


 

J’ai fait la rentrée des classes avec les arrhes

De l’Esprit, relevant un défi important,

Gageure au printemps : sans tohu-bohu, portant

La France au firmament, bouche bée, les lézards

 

Du camp adverse se contredisent, leur art

Oratoire en gelée ; le rocher déportant

Ma couronne partout, m’affermit, reportant

Mes bonnes notes dans le livre de vie, part

 

Sublime, mon action louable sur les rails,

Mon témoignage dans le cœur, tas de ferrailles

Recouvertes d’honneur ; mon succès fulgurant

 

Nous permet d’entrevoir le futur sans orage,

De vaincre tempête estivale sans forage,

D’écrire l’histoire au temps présent, carburant !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         19 septembre 2020 – Cergy.   

vendredi 18 septembre 2020

TOCCATA DE BARBARA POMPILI


 

Je faisais les beaux jours d’Europe Écologie

Les Verts, ô première femme à diriger une

Commission au palais Bourbon : au clair de lune,

J’ai fourbi mes armes, ma méthodologie

 

Attirant l’attention des élus, trilogie

D’un roman à succès, sceptre d’une commune

Au cœur du vrai débat ; ma couronne opportune

Brille au gouvernement, l’épidémiologie

 

En marche pour traire la jument efflanquée ;

Je bâtis le monde de demain sans manquer

À mon devoir, trouvant la force d’avancer

 

Au creux du rocher, ma détermination

Intacte ; je change l’habitat, ma nation

En jambage pour le paradis devancé !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         18 septembre 2020 – Cergy.

jeudi 17 septembre 2020

SONNET POUR JEAN-YVES LE DRIAN





J’ai gagné les mandats électifs en Bretagne,

Dirigeant de nombreux ministères : ma gloire

À la Défense, fruit de la passion, mon Loire

Gaulois, éternise un maestro, ma montagne

 

Sacrée, régénérant la France des campagnes

Que je hisse au sommet ; j’anoblis leur parloir

Rustique, leur génie présent dans mes couloirs,

Où j’étends leurs couleurs fièrement, hypokhâgne

 

Écrivant l’histoire au Quai d’Orsay gentiment,

Tournée vers l’Europe qui protège, ciment

De mon pays toujours plus fort, réinventant

 

Son projet ambitieux de société, miroir

D’une nouvelle ère, plus juste, mes tiroirs

D’archives célébrant la rosée, inventant…

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         17 septembre 2020 – Cergy.

 

 

 

 

 

mardi 15 septembre 2020

TOCCATA D’ÉLISABETH MORENO



J’ai été frappée par la foudre dès l’enfance,
Dévouée à mes sœurs, étant seconde mère :
Je me suis battue pour émerger, ma grammaire
Retenant mes efforts, un agneau sans défense,

Porté par la France sociale, ma confiance
En l’avenir, le vent d’Ouessant, les commères
Surprises du tollé, mes fonctions d'outre-mer
Restaurant l’unité de ma vie, déférence

À mon gouvernement tourné vers les enfants
De la veuve qui ne sont proscrits, triomphant
De l’hostilité du monde avec le concours

De l’État, conscient des enjeux, rebâtissant
La muraille de leur ville, compatissant
Aux douleurs de tous les affligés au long cours !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         15 septembre 2020 – Cergy.   


lundi 14 septembre 2020

DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE DE JEAN CASTEX




J’écris les plus belles pages de Matignon,
Parlant humblement aux députés, rassemblant
La majorité en désunion, assemblant
Les cubes de marbre de couleurs, lumignon

Éclairant toutes les régions, ô mon pignon
Sur rue reconstruisant notre France tremblant
Dans l’azur, refondant le pays, faux-semblant
Aux oubliettes, sur le terrain, plus mignon

Que jamais, cohésion de notre territoire
Notre priorité : je prends réquisitoire
Du peuple en colère au sérieux, l’écologie

Régénérant notre vie dorénavant, seuil
De la République, tournée vers l’écureuil
Magique, proclamant la méthodologie !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         14 septembre 2020 – Cergy.

vendredi 11 septembre 2020

L’ESPLANADE DE PARIS EN CHUTE LIBRE



J’ai mis en écharpe ta main pour libérer

Le Togo du joug de Faure Gnassingbé, vil

Objet des prédateurs, dépouillés à Deauville,

À l’orée du siècle triomphant, mon béret

 

Déplaçant monts fangeux avant d’oblitérer

Mon timbre, grammaire loufoque de Melville

Aux confins de l’horreur ! J’ai frappé Charleville

Avecque la « Lettre du voyant » pour gérer

 

Notre patrimoine dévasté par le vent d’Ouessant,

Et renvoyer libres les opprimés, mon sang

Royal, régénérant ma patrie délivrée

 

De la peste et de ses ravages, moi tambour-

Major dirigeant le défilé, Faubourg

Saint-Honoré béat, son frigo dégivré !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         10 février 2020 – Cergy.

SONNET POUR ÉRIC DUPOND-MORETTI


 

J’ai fait mon chemin de Damas, en acceptant

Le portefeuille de garde des sceaux, ministre

De la justice : mon parcours glorieux, sinistre

Des magistrats, place ma toge, démontant

 

Les lois du tribunal, au-dessus du montant

Des juges, acquittant mes clients, tous les cistres

Chantant mon cantique préféré, près du bistre

De l’avocat connu, loyauté compostant

 

Mon ticket, ma vie de défenseur d’opprimés,

Le trésor de l’enfant laborieux, comprimé

Acerbe, sans cesse célébré, ma carrière

 

Sur les rails, mon tissu coloré en charmille,

Ma pourpre au soleil de l’été, la camomille

Pour les agitateurs, leur bagne à la guerrière !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         8 septembre 2020 – Cergy.