vendredi 8 mai 2020

COMPLAINTE SUR BITALA MADJOULBA




Je tue le lieutenant-colonel Madjoulba
De façon barbare, comme à l’accoutumée,
Lui payant le prix de ses services : fumée
Noire, je zigouille mes godillots, rabat

Ma porte dorée, me moquant des contrebas,
Dauphin sanguinaire, ma couronne embaumée,
M’obsédant nuit et jour, mes officiers armés,
Prêts à me faire la peau sans aucun débat !

J’ai ouvert la boîte de Pandore, chassé
Comme un gibier par les victimes, enchâssé
Comme une phrase, sans rémission, marionnette

De l’Occident fripon, privant de liberté
Mes frères et mes sœurs, sacrifiant leur fierté
Virginale pour la subsistance, aux manettes !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         9 mai 2020 – Villiers-sur-Marne.  

Aucun commentaire: