lundi 13 mai 2019

COMPLAINTE SUR GRÉGOIRE GBÉDJI-OBA




J’ai perdu la vie dans le parc du Pendjari,
Dévoré par beaucoup de charognards, fauché
Par des djihadistes, impérieux d’empocher
La rançon d’otages français sans tamaris.

Guide béninois, proie du chaos, canari
Bien cassé, j’égrène la misère attachée
Au cou de mon peuple asservi par l’évêché
Du malheur, partisan du véreux safari

Qui m’a emporté en mai, frêle éducateur
Finissant l’année dans un cercueil, orateur
Privé de sa chaire. J’ai rompu le silence

Coupable des tyrans de notre sous-région,
Livrant leurs frères aux courroux d’une légion
Étrangère, assoiffée de butin. Pestilence !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         13 mai 2019.   

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