jeudi 9 juillet 2020

LE PROPHÈTE DANIEL




J’ai rendu possible le retour des captifs
De Juda, m’appuyant sur toutes les promesses
De l’Ancien des jours, en prenant les forteresses
Du diable, au-dessus des satrapes, très actif,

J’expliquai le rêve du roi des rois, motif
De mon élévation : j’évinçai, chanteresse,
Belschatsar, je plaçai mes compagnons, altesse,
Aux postes-clés, vainqueur des lions, créatif,

Triomphant du prince de Perse, rédigeant
L’histoire claire de la fin des temps, pigeant
Notre destinée à l’ombre du rédempteur,

Machine infernale de l’Alpha Oméga,
Ma montagne de Sion élevée, mon méga
Concert resplendissant, fauchant mes contempteurs !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         24 mai 2020. 


 


mardi 7 juillet 2020

CACOPHONIE





J’ai déjà élevé deux faons, vache laitière
De mes obsèques qui m’angoissent tant. Sorcière,
J’ai sacrifié sciemment ô leur vie conjugale
Au profit du lucre de friponne frugale !  

Vieille guenon, j’ai conçu l’aînée servile
Dans l’adultère sous le toit d’un mari, vil
Objet de ma lubie, troisième lit, cupide.
J’ai toujours rêvé d’un tombeau ouvert, stupide,

Faisant pression sur mes gendres d’enter Mammon
Sur-le-champ pour porter ma bière de démon
En terre avec les cris des simiens renégats

S’accrochant au trône vidé par Rouergats.
J’ai livré le nectar de mon clan d’oppresseurs
Au creux du rythme de ces envahisseurs.

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         25 mai 2014 – Lomé.

dimanche 5 juillet 2020

COMPLAINTE SUR BILL GATES





Je m’appuie toujours sur ma fortune illicite
Pour semer le trouble dans le monde, imposer
Mon vaccin du virus Corona, déposer
Mon brevet désastreux, ô pour rendre licites

Mes forfaits, abrutir les humains, leucocytes
En entier contrôlés par Mammon, opposé
À la liberté des populations : rosée
De l’Hermon, j’ai frappé ce renard qui suscite

Des inquiétudes à travers la création,
Parcourant les pays pour brimer les nations,
Opprimer les peuples, chanter l’hymne des

Suppôts du diable, ses discours cacophoniques,
N’emballant personne, son chant disharmonique
Disperse ses tripes sans peur, roi des dadais !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         5 juillet 2020.



samedi 4 juillet 2020

LA CHUTE D’ÉDOUARD PHILIPPE



« Alors le roi Salomon jura par l'Éternel, en disant: Que Dieu me traite dans toute sa rigueur, si ce n'est pas au prix de sa vie qu'Adonija a prononcé cette parole! Maintenant, l'Éternel est vivant, lui qui m'a affermi et m'a fait asseoir sur le trône de David, mon père, et qui m'a fait une maison selon sa promesse! aujourd'hui Adonija mourra. Et le roi Salomon envoya Benaja, fils de Jehojada, qui le frappa; et Adonija mourut. Le roi dit ensuite au sacrificateur Abiathar: Va-t'en à Anathoth dans tes terres, car tu mérites la mort; mais je ne te ferai pas mourir aujourd'hui, parce que tu as porté l'arche du Seigneur l'Éternel devant David, mon père, et parce que tu as eu part à toutes les souffrances de mon père. Ainsi Salomon dépouilla Abiathar de ses fonctions de sacrificateur de l'Éternel, afin d'accomplir la parole que l'Éternel avait prononcée sur la maison d'Éli à Silo. Le bruit en parvint à Joab, qui avait suivi le parti d'Adonija, quoiqu'il n'eût pas suivi le parti d'Absalom. Et Joab se réfugia vers la tente de l'Éternel, et saisit les cornes de l'autel. On annonça au roi Salomon que Joab s'était réfugié vers la tente de l'Éternel, et qu'il était auprès de l'autel. Et Salomon envoya Benaja, fils de Jehojada, en lui disant: Va, frappe-le. Benaja arriva à la tente de l'Éternel, et dit à Joab: Sors! c'est le roi qui l'ordonne. Mais il répondit: Non! je veux mourir ici. Benaja rapporta la chose au roi, en disant: C'est ainsi qu'a parlé Joab, et c'est ainsi qu'il m'a répondu. Le roi dit à Benaja: Fais comme il a dit, frappe-le, et enterre-le; tu ôteras ainsi de dessus moi et de dessus la maison de mon père le sang que Joab a répandu sans cause. L'Éternel fera retomber son sang sur sa tête, parce qu'il a frappé deux hommes plus justes et meilleurs que lui et les a tués par l'épée, sans que mon père David le sût: Abner, fils de Ner, chef de l'armée d'Israël, et Amasa, fils de Jéther, chef de l'armée de Juda. Leur sang retombera sur la tête de Joab et sur la tête de ses descendants à perpétuité; mais il y aura paix à toujours, de par l'Éternel, pour David, pour sa postérité, pour sa maison et pour son trône. Benaja, fils de Jehojada, monta, frappa Joab, et le fit mourir. Il fut enterré dans sa maison, au désert. Le roi mit à la tête de l'armée Benaja, fils de Jehojada, en remplacement de Joab, et il mit le sacrificateur Tsadok à la place d'Abiathar. »

(1 Rois, chapitre 2, versets 23 à 35)


Je porte le chapeau de l’échec du dialogue
D’Emmanuel Macron avecque la nation
Française : vétéran, ma détermination
Renforcée, j’écris en triomphe l’épilogue

Saisissant du roman d’un spahi, analogue
Aux cloches de Bâle, la contamination
De la France durant la crise, animation
Politique, sur la terrasse, mon prologue

Burlesque en taffetas, ma gestion chaotique
À califourchon, mon repère psychotique
En toile de fond, mon baptême dans la Seine,

Sclérosé, châtiment conforme à trahison,
Mouvement intérieur de l’opéra, vison
Déplumé avant l’août, échafaud d’un mécène !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         5 juillet 2020.



vendredi 3 juillet 2020

TOCCATA DE NISHA




J’ai grandi à l’ombre d’un père entreprenant,
Effacé parfois jusqu’à donner l’illusion
Qu’il n’existe pas, je fais toujours allusion
À lui, développant ses vertus, reprenant

Son tableau somptueux, souverain avenant,
Faisant virevolter mes frères, ma fusion
Avec lui, célèbre, canon, sans effusion
De sang, je libère mon pays, surprenant

La création déchue, régénérant les murs
De ma ville en ruines, ajustant son fémur,
Protégeant mon peuple opprimé, voix d’un trouvère

Affranchi par le cep, mon sarment émondé
Sans aucun bruit, reine des neiges inondée
Par l’Esprit de vie, ma paix sur les primevères !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         21 juin 2020. 



mardi 30 juin 2020

L’ÉTOILE DE GRACE ADAKOUVI



« Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n'ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n'ont pas entendu parler? Et comment en entendront-ils parler, s'il n'y a personne qui prêche? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s'ils ne sont pas envoyés? selon qu'il est écrit: Qu'ils sont beaux Les pieds de ceux qui annoncent la paix, De ceux qui annoncent de bonnes nouvelles! »

(Romains chapitre 10, versets 13 à 15)

J’ai fait le master en traduction de la Bible
Au Kénya, pilotant le projet Kusuntu-
Bago avec brio, rassemblant les Bantous
Au rayon du soleil, vivant années terribles

Sans rebrousser chemin, mon bonheur perceptible,
Ma foi éprouvée par le feu, la guerre hutue
Et tutie déchiffrée, ma musique têtue
Jouée paisiblement, mon regard, la cible

De ma communauté, restaurée par le sel ;
Heureuse d’enseigner, j’ai formé, violoncelle
En main, des promotions de pasteurs, l’institut

Biblique me chantant l’aubade constamment,
Aux prises avecque ma mission : brillamment
J’achève la course, gardant la foi, vêtue !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         1er juillet 2020.
  

lundi 29 juin 2020

LA CHUTE D’EMMANUEL MACRON



« Maintenant, Éternel, notre Dieu! délivre-nous de la main de Sanchérib, et que tous les royaumes de la terre sachent que toi seul es Dieu, ô Éternel! Alors Ésaïe, fils d'Amots, envoya dire à Ézéchias: Ainsi parle l'Éternel, le Dieu d'Israël: J'ai entendu la prière que tu m'as adressée au sujet de Sanchérib, roi d'Assyrie. Voici la parole que l'Éternel a prononcée contre lui: Elle te méprise, elle se moque de toi, La vierge, fille de Sion; Elle hoche la tête après toi, La fille de Jérusalem. (…) Mais je sais quand tu t'assieds, quand tu sors et quand tu entres, Et quand tu es furieux contre moi. Parce que tu es furieux contre moi, Et que ton arrogance est montée à mes oreilles, Je mettrai ma boucle à tes narines et mon mors entre tes lèvres, Et je te ferai retourner par le chemin par lequel tu es venu. Que ceci soit un signe pour toi: On a mangé une année le produit du grain tombé, et une seconde année ce qui croît de soi-même; mais la troisième année, vous sèmerez, vous moissonnerez, vous planterez des vignes, et vous en mangerez le fruit. (…) Il s'en retournera par le chemin par lequel il est venu, Et il n'entrera point dans cette ville, dit l'Éternel. Je protégerai cette ville pour la sauver, À cause de moi, et à cause de David, mon serviteur. Cette nuit-là, l'ange de l'Éternel sortit, et frappa dans le camp des Assyriens cent quatre-vingt-cinq mille hommes. Et quand on se leva le matin, voici, c'étaient tous des corps morts. Alors Sanchérib, roi d'Assyrie, leva son camp, partit et s'en retourna; et il resta à Ninive. Or, comme il était prosterné dans la maison de Nisroc, son dieu, Adrammélec et Scharetser, ses fils, le frappèrent avec l'épée, et s'enfuirent au pays d'Ararat. Et Ésar Haddon, son fils, régna à sa place. »

(2 Rois chapitre 19, versets 19 à 37)


Je suis désavoué par le peuple français,
Rejeté par l’Ancien des jours, mon arrogance
Déchire mon règne crapuleux, ma régence
Prend donc fin ; j’ai brisé ton sceptre, ton procès

Délirant en branle, ton éphod, Écossais
Fébrile, se dissout, ton œil sans convergence
Brouille les cartes, ô en proie à la vengeance
De notre Père qui est dans les cieux, abcès,

J’ai crevé ton mal, en pâture nuit et jour,
Refondant la France équarrie sur l’abat-jour,
Traçant l’asymptote du bonheur sans ton front

Belliqueux, brigade défaite, régiment
En déroute, ton mât au naufrage, ciment
Du vacarme de ton froc, scelle ton affront !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         30 juin 2020.