lundi 24 août 2026

CHANT DE DEUIL SUR JUST FONTAINE


 

J’ai marqué treize buts en participant une

Seule fois au mondial de football : attaquant

Extraordinaire, mon record – matraquant

Les joueurs actuels – est intact ! Ma commune,

 

Toujours auréolée, est devenue immune !

J’ai battu les champions ubique, suffoquant

L’attaque des pays concurrents, remarquant

Inchangée ma gloire, rabat-joie sur les dunes !

 

J’ai écrit l’histoire la plus invraisemblable :

La coupe du monde me paie tribut ! Semblable

Au roi Pelé, mon front audacieux m’entraîne

 

Au firmament, mon choix magnifique détruit

Les ragots, préjugés à babord ! J’ai construit

La légende unique qui confond les sirènes !

 

          Marcel KOUDOUOVOH

          24 août 2026 – Paris.

 

 

 


mardi 18 août 2026

CHANT DE DEUIL SUR FRANZ BECKENBAUER


 

J’ai gagné la coupe du monde de football

En tant que joueur et entraîneur : empereur,

J’étais un libéro impérial, un meneur

De jeu exceptionnel ! Ô constamment, j’emballe

 

Les foules : ballon d’or par deux fois, je déballe

Mon génie partout en Europe, entrepreneur

Éveillé ! Je garde un souvenir de veneur,

Champion exemplaire ! À l’opéra, le bal

 

Grave mon nom surtout de façon magnifique !

L’Autriche m’accueille, lois de la République

Amplement respectées ! Je m’en vais sans regret

 

Plus que vainqueur, le chant nouveau au bout des lèvres !

J’écris l’histoire sans parchemin, près de Sèvres,

Je tue le veau gras sans combine, de bon gré !

 

          Marcel KOUDOUOVOH

          18 août 2026 – Paris.


lundi 17 août 2026

CHANT DE DEUIL SUR DIEGO MARADONA



Joueur exceptionnel, j’ai réalisé rêve

Des spectateurs qui par millions comptaient sur moi !

Joueur d’anthologie, j’organise ma trêve

À l’improviste, sûr d’un succès du surmoi !

 

Joueur légendaire, j’ai épousé mon Ève

Sur terrain de football, loin des loyers du mois !

Joueur consacré dès le ventre de ma sève,

J’endeuille la Terre entière, mon chat siamois !

 

Je passe à l’autre bord, j’afflige tous mes fans :

Idole, j’ai péri trop tôt ; mon olifant

Sonne chaque matin, parce qu’aucun joueur

 

Contemporain n’a pu marquer notre prophète

Des nations autant ! Tous les jours, le poète

Voyant se souvient de toi, excellent joueur !

 

          Marcel KOUDOUOVOH

          17 août 2026 – Paris.  


vendredi 14 août 2026

CHANT DE DEUIL SUR PELE

                                                    


J’ai gagné la coupe du monde de football

Par trois fois : je détiens le record ! J’ai quitté

La Terre humblement, ma tiare – ténacité

Oblige – intacte ! Je préside le football

 

Depuis demi-siècle, je règne, et puis j’emballe

Les foules partout dans l’univers ! Ma cité

Dépasse le Brésil, mon berceau. Limité,

J’ai battu des records dans des joutes verbales !

 

Les champions s’inspirent de moi chaque saison,

Je luis dans remakes, car leurs combinaisons

Existaient déjà. Mon magistère est unique,

 

Ma signature sans mesure. Je défends

Afro descendants sous éteignoir, je pourfends

Leurs bourreaux fantoches, je brûle leurs tuniques !

 

            Marcel KOUDOUOVOH

            14 août 2026 - Paris.

 


jeudi 13 août 2026

CHANT DE DEUIL SUR JEAN STAROBINSKI



J’ai renouvelé la critique littéraire

Au vingtième siècle : théoricien modèle,

J’élève Jean-Jacques Rousseau, le fils rebelle,

Aux nues, recommandant vivement sa carrière !

 

J’ai renouvelé la critique littéraire

Au vingtième siècle : les historiens fidèles

Comme moi restaurent les lettres ! De Claudel

À Patrick Modiano, j’agis, prioritaire 

 

Des idées, la plume en écharpe, les campus

En ligne de mire ! Médecin, de Lupus

Aux États-Unis, j’ai résolu des problèmes

 

Épineux ! J’entends le gazouillis des oiseaux

Nuit et jour chez moi où l’énergie des réseaux

Transforme mes journées et mon front en emblème !

 

          Marcel KOUDOUOVOH

          13 août 2026 – Paris.  

 


mardi 11 août 2026

CHANT DE DEUIL SUR IEOH MING PEI


 

Je suis l’un des plus grands architectes modernes :

J’ai construit à Paris toute une pyramide ;

Mon génie éclaire milliers de villes vides

Auparavant ! Sino-américain, je cerne

 

L’architecture avec les yeux de ma splendide

Mère qui dirige mon enfance ! Je berne

Ceux qui contemplent mes chefs-d’œuvre de Lucerne

À Kyoto ; j’orne aussi la cour de la Bastide,

 

Géométrisation du paysage en relief !

J’ai gardé la tête haute, j’évite les griefs,

Artiste de renom ! J’ai soif de liberté,

 

Les Beaux-Arts ne peuvent plus restreindre mon champ.

J’écoute toujours la flûte de maman, chant

Qui me berce à l’aube, depuis la puberté !

 

          Marcel KOUDOUOVOH

          11 août 2026 – Paris.  


lundi 10 août 2026

CHANT DE DEUIL SUR NIKI LAUDA



Je défie la mort, en survivant bien longtemps

À l’accident qui faillit me coûter la vie :

Pilote hors pair, j’ai gagné – toute survie

En dépend – trois titres de champion à Beautemps !

 

Je défie la mort, en survivant au printemps

Des quetzals : l’écurie en relief, la pavie

À gogo, j’élève l’Autriche, plus ravie

Que moi de mes exploits ! J’augmente le montant

 

De mes contrats avec Ferrari : le cheval

Ailé me permet de réussir à Beauval !

Ma santé fragile me fauche au crépuscule

 

Des temps anciens : fleuron du pays, je m’en vais

Sans regret, ma mission accomplie ! Je rêvais

D’une vie passionnée, la mienne me bouscule !

 

          Marcel KOUDOUOVOH

          10 août 2026 – Paris.