dimanche 9 août 2020

CASQUE D’OR



Je prends soin de maman, la coiffant, l’habillant,
Lui donnant à manger, veillant sur son sommeil,
Promenant ses membres affaiblis, ton vermeil,
Au séjour des mérous, son beau soleil brillant

De nouveau, son balcon en forêt, verdoyant,
Son éphod parfumé, son récif des Cormeilles
En corail, sa toile recherchée, ses merveilles
Relatées partout sans surprise : flamboyant

Enté sur nénuphar, son feuillage léger
Et doux ne se flétrit jamais pour alléger
La tâche à ses enfants obéissants, sa geste

Célébrée sans cesse, son prestige allemand
Fédérant les nations, faisant du bêlement
Leurs repas quotidiens, l’âme du primigeste !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         10 août 2020.





vendredi 7 août 2020

RAHAB LA PROSTITUÉE



J’ai sauvé toute ma famille en protégeant
Les espions envoyés par Moïse à Jéricho,
Forteresse fondée sur Baal dont l’écho
De la destruction va demeurer, liégeant

Discours déshonnêtes, ma vision allégeant
La tâche à Israël ; j’ai sauvé, bourricot,
Ma famille entée sur le vrai cep, mon tricot
Multicolore en relief sans fin, soulageant

Des milliers de femmes condamnées sans procès,
Rejetées par idées reçues, les Écossais
Fébriles, bien au chaud près de moi : ascendante

Du Seigneur Jésus-Christ, j’ai écrit l’épopée
La plus prestigieuse du métier, canopée
Restaurant ma ville célèbre, indépendante !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         2 août 2020.  

jeudi 6 août 2020

TOCCATA DE KALINE




J’ai fait le don des Champs-Élysées à mon frère,
Marquant d’un sceau royal l’année deux mille vingt,
L’Arc de triomphe en or, portant des alevins
Aux nues, mon récif de corail en bandoulière !

J’ai fait le don des Champs-Élysées à mon frère,
Déblayant doucement le terrain au dauphin,
Mon cœur tendre, chargeant le rayon poitevin
Du coup franc ! J’ai dressé aux places militaires

Ma tente, refondant l’armée républicaine
Au faîte du plaisir, palmeraie africaine
Régénérée par le cyclone, l’ouragan,

Le typhon, bourreau des Caraïbes, frappées
Par l’asservissement continu, dérapées
Sans fin, pleurant nuit et jour leur sort intrigant !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         11 janvier 2020 – Cergy.   

mardi 4 août 2020

BENOIT XVI EN FRANCE



J’ai couvert sans peine la visite du pape,
De Paris à Lourdes, retraçant le parcours
D’un Allemand âgé, francophile, au secours
Du baptême en crise et des vocations, soupape

De nos diocèses, en chute libre ! Satrape
Du Vatican hors de prix, avant son discours
Pionnier à l’Élysée, le Bavarois au cours
De théologie en étoile de mer, cape

Toute la jeunesse perplexe. Prévenant,
Aux prises avecque le recul avenant
De la génération actuelle, le Saint

Père veut rétablir dans les cœurs le dialogue
Filial et harmonieux, l’amour du décalogue,
L’intimité avec Christ, sans cor ni cri, poussin !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         14 octobre 2019 – Cergy.


lundi 3 août 2020

CHARME DE GRACE ADAKOUVI



« L'élite d'Israël a succombé sur tes collines! Comment des héros sont-ils tombés? Ne l'annoncez point dans Gath, N'en publiez point la nouvelle dans les rues d'Askalon, De peur que les filles des Philistins ne se réjouissent, De peur que les filles des incirconcis ne triomphent. Montagnes de Guilboa! Qu'il n'y ait sur vous ni rosée ni pluie, Ni champs qui donnent des prémices pour les offrandes! Car là ont été jetés les boucliers des héros, Le bouclier de Saül; L'huile a cessé de les oindre. Devant le sang des blessés, devant la graisse des plus vaillants, L'arc de Jonathan n'a jamais reculé, Et l'épée de Saül ne retournait point à vide. Saül et Jonathan, aimables et chéris pendant leur vie, N'ont point été séparés dans leur mort; Ils étaient plus légers que les aigles, Ils étaient plus forts que les lions. Filles d'Israël! pleurez sur Saül, Qui vous revêtait magnifiquement de cramoisi, Qui mettait des ornements d'or sur vos habits. »

(2 Samuel chapitre 1, versets 19 à 24)

J’ai donné le surnom le plus prestigieux
À mon frère Massow (apôtre des élèves)  
L’encourageant dans sa vocation, la relève
De demain, occupant son esprit : litigieux,

Son combat vital pour le repos, judicieux,
Avait émoussé mes ardeurs, lorsque j’enlève
Au poète voyant mon soutien ; je prélève
Le bénéfice de son appel audacieux,

Mon moteur tournant à plein régime, à l’orée
Du ciel immaculé, le son des chicorées
M’enchantant toujours dans l’au-delà, mon royaume

S’élevant au-dessus du peloton, marée
Haute ébiselant ma nation, amarrée
Sciemment à ses bourreaux, a contrario le heaume !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         1er août 2020.


       

dimanche 2 août 2020

LA JUNGLE FAMILIALE



« Écris à l'ange de l'Église de Philadelphie: Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n'ouvrira: Je connais tes œuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n'as pas renié mon nom, j'ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer. Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t'ai aimé. Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. »

(Apocalypse chapitre 3, versets 7 à 10)

J’ai été piétiné par Féli et consorts
Trente ans, ne devant mon salut qu’à mon voyage
En France : chenapan, il a pris en otage
Ma famille, faisant des libations, le sort

De ses frères et sœurs, égal, dans son ressort
Rien que lui ; j’ai défait sciemment son embrayage
Ténébreux, son château de cartes, en jambage
Pour Épire, son toit orgueilleux, son essor

D’escroc scellé, méchant garnement, refusant
Le rachat du péché, mon cantique fusant
De partout déchante son quartier général,

Tourné vers Astarté, épreuve difficile
Pour un sorcier, débat loufoque à un concile,
Ma foi transcendant son rideau de fer, ses râles !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         3 août 2020.
  

samedi 1 août 2020

NOÉ




J’ai construit l’arche le plus célèbre, échappant
Aux pluies diluviennes avec une poignée
D’humains obéissants : j’avais mis la cognée
À la racine, avant le temps marqué, frappant

La création déchue, leur rébellion jappant
Devant le fiacre sans discernement, lignée
Maudite à détruire, descendance alignée
Sur le serpent ancien, le diable dérapant

Comme jamais, fenouil retrouvant la saveur
Du rocher des âges, renouvelant faveur
À l’humanité en délire permanent,

Tournée vers le péché, les méchants garnements,
Préfiguration du jugement dernier, Man
Restaurée en entier, hélant le firmament !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         25 juillet 2020.