samedi 7 novembre 2020

DONALD TRUMP DESCEND AUX ENFERS



« Alors le secret fut révélé à Daniel dans une vision pendant la nuit. Et Daniel bénit le Dieu des cieux. Daniel prit la parole et dit: Béni soit le nom de Dieu, d'éternité en éternité! A lui appartiennent la sagesse et la force. C'est lui qui change les temps et les circonstances, qui renverse et qui établit les rois, qui donne la sagesse aux sages et la science à ceux qui ont de l'intelligence. Il révèle ce qui est profond et caché, il connaît ce qui est dans les ténèbres, et la lumière demeure avec lui. Dieu de mes pères, je te glorifie et je te loue de ce que tu m'as donné la sagesse et la force, et de ce que tu m'as fait connaître ce que nous t'avons demandé, de ce que tu nous as révélé le secret du roi. »

(Daniel chapitre 2, versets 19 à 23)

 

J’ai prophétisé la chute de Donald Trump

Dès l’aube, renversant l’orgueil d’un Président

Sans aucun respect pour les autres : résident

À la Maison Blanche, j’ai arraché sa trompe

 

D’éléphant ouverte à l’ataxie qui se trompe

Souvent sans jamais en démordre ; cri strident,

Sa descente aux enfers va servir aux redents

Profanés, éclairer les mortels qui se trompent

 

Par arrogance, se gargarisent toujours

Pour humilier frères et sœurs dans leur séjour

Sur terre ; j’ai fauché ce chacal du désert

 

De l’Arizona pour briser le joug pesant

Des États-Unis sur le monde soupesant

Convenablement leur oppression, Éliézer !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         8 novembre 2020.  

 

   

vendredi 6 novembre 2020

NOUVELLE CONSTITUTION



J’ai conçu une loi fondamentale sur

Mesure pour berner tous mes concitoyens,

Fatigués de porter un joug de fer. Doyen

D’une oligarchie, j’ai conçu cette loi sur

 

L’impuissance de mes frères et sœurs, friture

Du roi de France que je sers. Faux citoyen,

J’ai tordu le cou à la Loi avec moyens

Du peuple, tué par ma lâcheté. Brisure

 

De l’Occident fripon, j’ai mis à feu et à

Sang mon pays, mis aux arrêts avec bêta

Les principaux acteurs. J’ai exilé tous mes

 

Confrères, dérangés par ma tyrannie sombre.

J’ai conçu cette loi pour noyer dans les ombres

Myrteux les élans de joie des Africains, vieux mets !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         2 NOVEMBRE 2016 – LOMÉ.

        

mercredi 4 novembre 2020

SUPERCHERIE D’ALASSANE OUATTARA



« Mais il s'est révolté contre lui, en envoyant ses messagers en Égypte, pour qu'elle lui donnât des chevaux et un grand nombre d'hommes. Celui qui a fait de telles choses réussira-t-il, échappera-t-il ? Il a rompu l'alliance, et il échapperait! Je suis vivant! dit le Seigneur, l'Éternel, c'est dans le pays du roi qui l'a fait régner, envers qui il a violé son serment et dont il a rompu l'alliance, c'est près de lui, au milieu de Babylone, qu'il mourra. Pharaon n'ira pas avec une grande armée et un peuple nombreux le secourir pendant la guerre, lorsqu'on élèvera des terrasses et qu'on fera des retranchements pour exterminer une multitude d'âmes. Il a méprisé le serment, il a rompu l'alliance; il avait donné sa main, et il a fait tout cela; il n'échappera pas! C'est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l'Éternel: Je suis vivant! c'est le serment fait en mon nom qu'il a méprisé, c'est mon alliance qu'il a rompue. Je ferai retomber cela sur sa tête. J'étendrai mon rets sur lui, et il sera pris dans mon filet; je l'emmènerai à Babylone, et là je plaiderai avec lui sur sa perfidie à mon égard. Tous les fuyards de toutes ses troupes tomberont par l'épée, et ceux qui resteront seront dispersés à tous les vents. Et vous saurez que moi, l'Éternel, j'ai parlé. »

 

(Ezéchiel chapitre 17, versets 15 à 21)

 

Je veux mourir comme un chien au pouvoir, tant pis

Pour les canards boiteux ; majordome agréé,

J’ai reçu l’extrême onction en France, gréé

Le bateau ivre de Rochefort, mes tapis

 

D’Afghanistan font la ronde, tels un lapis-

Lazuli, cédant les contrats juteux, au gré

Du vent, à la Vieille Garde avec simagrées,

Accueillant Jupiter dans mon pays, tapi

 

Dans l’ombre, de façon royale, le conclave

Ayant décidé de maintenir son esclave

Plutôt que de choisir un nouveau président

 

À sa solde, attirant les foudres de Sion,

Ô d’où sort la loi de l’Éternel : ma mission

Terminée, fantôme d’Orient, vieux résident !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         10 août 2020 – Paris.

 


ADO, LE ROITELET



J’ai tripatouillé les élections, accédant

Aussi au pouvoir par les armes… J’ai livré

Mon pays aux fripons… J’ai été délivré

De la main de mon roi… Mais, nos antécédents

 

M’ont conduit à jeter l’opprobre sur ses dents…

Je l’ai traîné comme un brigand… Je l’ai privé

De liberté… Pis, je l’ai déséquilibré,

En le séparant de sa femme… Mon ardent

 

Désir est de le voir s’effondrer à mes pieds…

J’ai emprisonné ses collaborateurs… Pied

Bot, j’ai limogé les cadres de sa région,

 

Au moment où plusieurs coopérants, recrues

Au nom des colons, sont en train de manger, cru,

Nos richesses… Vive la belle contagion !

 

Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

28 juin 2011 – Lomé.    

lundi 2 novembre 2020

COMPLAINTE SUR ABIDJAN



L’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara

Est précédé d’un bain de sang avilissant

La Côte d’Ivoire. Il prit des assaillants

Pour bien revendiquer sa victoire au combat

 

Électoral qui l’a opposé au paria

De la France, Laurent Gbagbo. Cet humiliant

Projet de société, les colons triomphants

Le présentent comme un salut pour les pachas

 

Africains. Le peuple noir condamne le siège

D’Abidjan, l’invasion armée qui désagrège

Notre patrimoine et l’utilisation

 

Des hélicoptères français pour attaquer

Nos fortifications. Ô nous allons traquer

Les nouveaux bouchers au cœur de la nation !

 

Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

08 avril 2011 – Lomé.

dimanche 1 novembre 2020

PRÉFACE DES LAMENTATIONS SUR LA CÔTE D'IVOIRE

 


 Quand le poète togolais Ananivi Hosé Koudouovoh pleure sur l’humanité souffrante de la Côte d’Ivoire.

Lamentations sur la Côte d’Ivoire de Ananivi Hosé Koudouovoh est un recueil de poèmes consacré à la guerre civile ivoirienne dont les principaux protagonistes, retenus par le poète, sont la France colonialiste du président Nicolas Sarkozy, le président Alassane Ouattara et le président Laurent Gbagbo qui apparaissent dans les poèmes comme le suzerain, le bourreau fantoche et le martyr.

Le poète s’est impliqué dans le drame ivoirien avec ses tripes. Dans le véritable panier de crabes qu’est la politique ivoirienne, qui s’apparente à du gangstérisme politique sur fond de tribalisme  et   de   xénophobie,   Koudouovoh   se   refuse   à   jouer   les   Ponce   Pilate  et  choisit clairement son camp en fonction des valeurs qu’il défend. Lorsque la pensée est claire, la plume n’est pas hésitante et ne trébuche pas sur les contradictions.

Koudouovoh célèbre la dignité des résistants à l’occupation française, résistants qu’il qualifie de martyrs et dont la chute s’apparente à un chemin de croix à l’instar de la passion du Christ. A contrario, les forces du Mal sont incarnées par le chef d’Etat français Sarkozy, Ouattara, la marionnette de  la  France,  qu’il   a  surnommé  Yéhoïaqim, nom d’un roi de Juda faible et idolâtre et qui fut fait prisonnier en Babylonie.

Fervent  chrétien, Koudouovoh s’inspire abondamment de la Bible qui lui permet de faire des comparaisons tant au niveau des noms que des situations : Absalom, Sanchérib, Yéhoïaqim, Jézabel, Achab…, ce qui lui permet d’attribuer les noms d’infamie comme ceux de gloire à qui de droit au risque d’entacher son dessein de manichéisme.

Heureusement,   Koudouovoh   échappe   au   piège   dans   lequel   se   font   prendre   les   poètes médiocres, grâce à la poésie. En effet, l’art poétique est maîtrisé par l’auteur de Lamentations sur la Côte d’Ivoire, à travers des sonnets au nombre de quarante - chiffre biblique – allusion au jeûne du christ dans le désert durant quarante jours ? Les sonnets de Koudouovoh, forme poétique qu’il  affectionne  particulièrement,  sont des  alexandrins  irréguliers  faits  de rimes plates et embrassées. Le lecteur attentif sent l’influence des poètes français des 16eme et 19eme siècles.

Que l’on adhère ou non au choix politique de Koudouovoh, on ne s’ennuie pas à la lecture de Lamentations sur la Côte d’Ivoire  parce que la poésie s’impose à la jouissance esthétique à chaque  vers.   Koudouovoh   a   imprimé   délibérément   à   ce   recueil   une   teinte   d’archaïsme poétique en recourant à une onomastique et à un vocabulaire qui nous renvoient au passé biblique et au passé de la France sous l’Ancien régime avant la Révolution. Cette distanciation temporelle a pour fonction de dénigrer implicitement les traîtres rétrogrades mais aussi de magnifier   poétiquement,   à   la   façon   de   l’épopée,   les figures   héroïques  de  la  résistance  à l’oppression.

Dans le  paysage  littéraire  togolais,  Ananivi Hosé Koudouovoh  est  un poète  atypique  qui pratique son art, avec bonheur, dans la cour des grands.

 

Ayayi Togoata APEDO-AMAH

LA CHUTE D’ALASSANE OUATTARA



L’Éternel t’a livré aux foudres du rocher

De scandale avant la fête de Noël. Mais

Je t’ai laissé agir librement. Désormais,

J’arrache ton trône décevant, au nocher

 

Parisien. Vassal à vie, tu as décoché

Le Togo, plusieurs fois, provoquant notre ormaie

Fulgurante. Traître rétrograde, ta maie

Périclite à l’entrée de l’époux. Raccrocher

 

Sans autre forme de procès va t’affaisser

Aux pieds du glabre. Je t’amène à confesser

Ta trahison, à te défaire du colon

 

Fripon, à revêtir un habit véritable

De gloire, sans ruse, nœud de vipères, table

Du sang innocent bu pour régner, bleu félon !

 

 

Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

23 mai 2015 – Lomé.