jeudi 15 octobre 2020

FIN DE RÉGENCE


 


J’ai abusé de mes frères pour me voter

Les pleins pouvoirs dans la gestion des biens de notre

Mère. J’ai voté les pleins pouvoirs, faux apôtre

De la paix. J’ai voté les pleins pouvoirs, voté

 

Les pleins pouvoirs ô pour brimer ! J’avais noté

Les agneaux égorgés avant l’août. Quant aux autres

Frères, fanfaron, je vais envoyer l’épeautre

Du malheur sur leurs dents brisées. Je vais roter

 

Sans gêne pour moudre le blé à Angibault.

Je vais rendre la vie dure à Arthur Rimbaud,

À ses défenseurs, à ses enfants. J’ai perdu

 

Sur toute la ligne, m’acharnant sur sans-force :

L’Éternel m’a fauché sans rémission, écorce

D’un arbre mauvais, bon pour la cheminée du…

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         15 JUIN 2016 – LOMÉ.

CANTIQUE DE DELILA


 


J’ai livré mon mari aux foudres du régime

Sanguinaire de Faure Gnassingbé, jetant

Le discrédit sur ses dents, mon œil rejetant

L’Éternel des armées qu’il sert jusqu’à l’infime

 

Partie du malheur que j’orchestre : je rédime

Le bourreau du peuple togolais, projetant

D’absoudre ses péchés, génocide mettant

À rude épreuve le poète voyant, cime

 

De la Résistance à l’infamie du vassal

De l’Occident fripon, dépouillant notre salle

À manger pour dîner avecque le colon

 

Insatiable, chanson funèbre de l’Afrique

Enchaînée par félons, prédateurs pour qui fric

Passe avant tout, la vie sacrifiée, Apollon !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         24 mai 2020.    

 

 

CHÂTEAUX EN ESPAGNE


 


J’ai voulu acheter le silence de mon

Frère sur la crise togolaise, tournant

Son regard vers nos liens de sang, ô détournant

Son attention sur la cruauté du démon,

 

Faure Gnassingbé, lui promettant le saumon

Fumé à l’UNESCO, mensonge contournant

Ma méchanceté, mon égoïsme enfournant

Le poète voyant, plus éveillé, nos monts

 

Fangeux n’intéressant jamais son promontoire !

J’ai raté le coche, furieux du comptoir

Rayonnant qu’il met au service de mon peuple

 

Opprimé ! J’ai perdu la guerre des tranchées,

Retournant bredouille à la maison, retranché

Comme un soldat au front, ma vie qui me dépeuple !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         11 avril 2020 – Villiers-sur-Marne.

 

 

FUSILLADES AUX ÉTATS-UNIS



 

J’ai arrêté l’esprit de mort qui plane sur

L’Amérique, sous le mandat de Donald Trump,

Celui qui met le feu aux poudres. Quand il trompe

Les Blancs par son discours ordurier, ses chaussures

 

Dorées sifflent contre le peuple qu’il rassure

Par son racisme abject. Bourreau fantoche, Trump

Tue les Hispaniques et les Noirs par sa trompe

D’éléphant. J’arrache l’ivoire, ses fissures

 

Emportant sans faille ce chacal du désert

De l’Arizona. J’ai frappé son clan en serre

Par l’épée en ciseaux, démembrant cet impie,

 

Pire qu’Adolf Hitler ! Son image s’effrite

Sous les projecteurs et son pouvoir périclite,

Quand sa crypte s’ouvre pour bercer les toupies.

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         15 août 2019 – Cergy.

lundi 12 octobre 2020

LES DOUZE COLONNES EN FEU



J’ai choisi les douze colonnes de Cergy

Pour briser le joug de Faure Gnassingbé sur

Le Togo. J’ai coulé son bateau et rassure

Mes concitoyens que, vidée, son énergie

 

Le fera sombrer sans faille : sa synergie

Surannée n’émeut plus personne, ses chaussures

Dorées, enténébrées, en cendres, ses blessures

Jamais cicatrisées ! J’ai chargé la régie

 

De l’estocade, mon front audacieux tranchant

Sa destinée, nuit et jour, garnement méchant,

Sacrifiant ses sœurs et frères misérables

 

Pour un dîner à la chandelle. Renégat,

Son sceptre inique va se perdre, Rouergat

Débile l’enfonçant dans la mer des érables.

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         20 septembre 2019 – Cergy. 

dimanche 11 octobre 2020

FAURE GNASSINGBÉ S’AUTODÉTRUIT :



« Le roi d’Israël rassembla les prophètes, qui étaient environ quatre cents, et leur demanda : Dois-je aller combattre pour reprendre Ramoth en Galaad, ou dois-je y renoncer ? Ils répondirent : Vas-y ! Le Seigneur la livrera au roi. Mais Josaphat insista : N’y a-t-il plus ici aucun prophète de l’Éternel, par qui nous puissions le consulter ? Le roi d’Israël lui répondit : Il y a encore un homme par qui l’on pourrait consulter l’Éternel ; mais je le déteste, car il ne m’annonce jamais rien de bon ; il ne m’annonce que du mal. Il s’agit de Michée, fils de Yimla. Josaphat s’écria : Que le roi ne parle pas ainsi ! (…) Lorsqu’il fut arrivé devant le roi, celui-ci lui demanda : Michée, devons-nous aller attaquer Ramoth en Galaad ou devons-nous y renoncer ?

– Bien sûr, vas-y, lui répondit Michée, tu seras vainqueur, et l’Éternel livrera la ville au roi ! Mais le roi lui rétorqua : Combien de fois faudra-t-il que je t’adjure de me dire seulement la vérité de la part de l’Éternel ? Alors Michée déclara : J’ai vu tous les Israélites disséminés sur les montagnes ; ils ressemblaient à des brebis qui n’ont pas de berger. Et l’Éternel a dit : « Ces gens n’ont plus de souverain. Que chacun d’eux retourne tranquillement chez soi ! » Le roi d’Israël dit alors à Josaphat : Je te l’avais bien dit : « Cet homme-là ne me prophétise jamais rien de bon, c’est toujours du mal. » Alors Sédécias, fils de Kenaana, l’un des prophètes, s’approcha, gifla Michée et lui demanda : Par où l’esprit qui vient de l’Éternel est-il sorti de moi pour te parler ? Michée répondit : Tu le sauras le jour où tu fuiras en passant de chambre en chambre pour te cacher. Aussitôt le roi d’Israël ordonna à l’un de ses officiers : Arrête Michée et emmène-le à Amôn, le gouverneur de la ville, et à Joas, le fils du roi. Tu leur ordonneras de ma part de jeter cet individu en prison et de ne lui donner qu’une ration réduite de pain et d’eau jusqu’à ce que je revienne sain et sauf de cette expédition. Michée s’écria : Si vraiment tu reviens sain et sauf, ce sera la preuve que l’Éternel n’a pas parlé par moi. Puis il ajouta : Écoutez, vous tous les peuples ! »

(1 Rois, chapitre 22, versets 6 à 8, 15 à 18, 24 à 28)

 

Je fais ma descente aux enfers en arrêtant

Et en emprisonnant le prophète Ésaïe :

Alibi, je coule sans pétard mon abbaye,

Irritant l’Éternel des armées, embêtant

 

L’Église qui s’endort constamment, révoltant

Les sentinelles qui me font la peau ; pays

Au bord de Golgotha, le Togo de Neuilly-

Sur-Seine s’enfonce dans la boue, revêtant

 

Un vêtement sale, miroir du dictateur ;

Je porte un coup fatal au roi, agitateur

En perdition coiffant les autres sans jamais

 

Me coiffer ; coauteur de ta chute, ta bière

De démon ouverte pour te bercer, Corbière

Célébrant ta mort de chien furieux qui pâmait !

 

Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         11 octobre 2020.  


vendredi 9 octobre 2020

LE ROND-POINT DU CÈDRE EN ÉMOI


 

Je romps le rond-point du cèdre pour libérer

Le Togo des griffes de Faure Gnassingbé,

Le bourreau du peuple togolais ! À Migbé,

J’enlève son trône sanguinaire, géré

 

Par le bas-relief de Paris, oblitéré

Par la comtesse du Var, flacon de Zogbé

Fouettant le wharf de Lomé. Avoudjigbé

Se réjouit sans fin, sa tiare cogérée

 

Par l’Ancien des jours qui s’est retiré de lui,

Jéroboam au pied bot, traquant toujours celui

Qui a reçu les clefs de David pour ouvrir

 

Les écluses des cieux nuit et jour, protéger

Le petit troupeau ! Je romps son arc trop léger,

Renégat, couleuvre, fretin que doit couvrir…

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         25 janvier 2020 – Cergy.