mardi 18 août 2020

SONNET POUR JEAN CASTEX



Je suis nommé à Matignon pour relancer
L’économie de la France, mise à mal par
Le coronavirus ; énarque, mes remparts
Fortifient mon pays : lorsque notre avancée

Va se concrétiser, toute Vie de Rancé
Exaltée ou décriée confortera nos parts
Dans le monde désert, dynamique guépard,
Remportant la course à l’Olympe, balancé

Comme un enfant dans un berceau, mon chaperon
Sans cesse restauré, mon cimier, au perron
De l’Élysée chantant un cantique nouveau,

Celui de la vigne en été, mon casque d’or
Rayonnant sans peine, la joie des matadors
En toile de fond, ma pourpre, pur renouveau !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         10 juillet 2020 – Cergy.  
 

FAURE GNASSINGBÉ DÉTONE :



« Cantique des degrés. De Salomon. Si l'Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain; Si l'Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain. En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, Et mangez-vous le pain de douleur; Il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil. Voici, des fils sont un héritage de l'Éternel, Le fruit des entrailles est une récompense. Comme les flèches dans la main d'un guerrier, Ainsi sont les fils de la jeunesse. Heureux l'homme qui en a rempli son carquois! Ils ne seront pas confus, Quand ils parleront avec des ennemis à la porte. »

(Psaumes chapitre 127, versets 1 à 5)

 Je voyage au Gabon souvent pour remplacer
Ali Bongo mourant devant les francs-maçons :
Flibustier, voix du Gard, j’opprime sans façon
Les Togolais épris de liberté, lacets

Du colon rondouillet ; dictateur cétacé,
Je crois que j’ai gagné la guerre, limaçon
Tournant sur place, mon fût vidé, ma leçon
Jamais apprise, ma tyrannie, panacée,

Un couteau à double tranchant, me persécute,
Ma prostitution vermoulue m’exécute
Comme un condamné à mort, traître rétrograde,

Livrant notre Afrique aux bourreaux, faisant l’agneau
Devant nous, loup-garou, démontant les signaux
Du bonheur de mes sœurs et frères qu’on dégrade !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         19 août 2020.



dimanche 16 août 2020

LE PROPHÈTE ÉSAÏE



J’annonce le premier avènement du Christ,
Sept cents ans avant son accomplissement, l’œil
Du promontoire sur le qui-vive ; le seuil
De la montagne de Sion brise l’antichrist,

Décapant l’univers en lambeaux, Jésus-Christ,
Sauvant l’humanité souffrante : ô écureuil
Magique, il a pris les deux clefs de l’Hadès, treuil
Remontant de la mort les justes, l’antéchrist

Confirmant son prochain retour ; je suis lumière
Des nations, partageant l’héritage, jaumière
De la création ; la maison de Jacob

Revient de l’errance, retrouvant la parure
D’or du Saint d’Israël, déployant sa carrure
Homogène sur le parvis, le cœur en globe !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         8 août 2020.


vendredi 14 août 2020

DANS LES ANNÉES PROFONDES



« Bêtes des champs, ne craignez pas, Car les plaines du désert reverdiront, Car les arbres porteront leurs fruits, Le figuier et la vigne donneront leurs richesses. Et vous, enfants de Sion, soyez dans l'allégresse et réjouissez-vous En l'Éternel, votre Dieu, Car il vous donnera la pluie en son temps, Il vous enverra la pluie de la première et de l'arrière-saison, Comme autrefois. Les aires se rempliront de blé, Et les cuves regorgeront de moût et d'huile. Je vous remplacerai les années Qu'ont dévorées la sauterelle, Le jélek, le hasil et le gazam, Ma grande armée que j'avais envoyée contre vous. Vous mangerez et vous vous rassasierez, Et vous célébrerez le nom de l'Éternel, votre Dieu, Qui aura fait pour vous des prodiges; Et mon peuple ne sera plus jamais dans la confusion. Et vous saurez que je suis au milieu d'Israël, Que je suis l'Éternel, votre Dieu, et qu'il n'y en a point d'autre, Et mon peuple ne sera plus jamais dans la confusion. »

(Joël chapitre 2, verset 22 à 27)

L’Éternel s’est servi de Faure Gnassingbé
Pour m’arracher ce que je chérissais naguère :
Le Togo, Vénunye, N’Sroumba et ma mère,
Afin d’accomplir ma mission pour Tomégbé

Triomphalement ; je vais restaurer Fiagbé
De fond en comble sans la poisse, la guéguerre
De nos oppresseurs, un vilain mot, la guerre
Des prédateurs perdue d’avance, Fiodzigbé

Dépouillé des méchants garnements, ses enfants
Légitimes heureux de sonner l’olifant
Pour l’Ancien des jours qui nous a fait des merveilles ;

J’ai fauché le serpent fuyard sans anicroche,
Libérant mon pays d’origine, j’accroche
Le rocher des âges à notre doux réveil !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         15 août 2020.
        




jeudi 13 août 2020

BOURDES DE ROGER KOSSIVI



« Ne jugez pas afin de ne pas être jugés, car on vous jugera de la même manière que vous aurez jugé et on utilisera pour vous la mesure dont vous vous serez servis. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère et ne remarques-tu pas la poutre qui est dans ton œil? Ou comment peux-tu dire à ton frère: ‘Laisse-moi enlever la paille de ton œil’, alors que toi, tu as une poutre dans le tien? Hypocrite, enlève d'abord la poutre de ton œil, et alors tu verras clair pour retirer la paille de l'œil de ton frère. »

(Matthieu chapitre 7, versets 1 à 5)

Je me suis perché sur un arbre imaginaire
Pour me moquer de la vocation du prophète
Des nations : serviteur hypocrite, ma fête
Avecque les impies m’embrouille, laminaire

Trafiquant la dèche de mes frères, binaire
Rendant obsolète mon ministère, quête
Du gain sordide sous cape, toutes conquêtes
Entachées d’un voile ténébreux, séminaire

Loufoque m’entraînant sans cesse dans la merde,
Esclave frétillant ; moulin, sans que je perde
Mon statut déloyal, j’entretiens des chimères

Sur un terrain miné par nos bourreaux ; jument
Grise, j’ai perdu mon rang, mon rayonnement,
Louvoyant constamment, mon élection, primaire !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         14 août 2020.






mardi 11 août 2020

FAURE GNASSINGBÉ ESPIONNE LES TOGOLAIS



« Descends, et assieds-toi dans la poussière, Vierge, fille de Babylone! Assieds-toi à terre, sans trône, Fille des Chaldéens! On ne t'appellera plus délicate et voluptueuse. Prends les meules, et mouds de la farine; Ote ton voile, relève les pans de ta robe, Découvre tes jambes, traverse les fleuves ! Ta nudité sera découverte, Et ta honte sera vue. J'exercerai ma vengeance, Je n'épargnerai personne. - Notre rédempteur, c'est celui qui s'appelle l'Éternel des armées, C'est le Saint d'Israël. - Assieds-toi en silence, et va dans les ténèbres, Fille des Chaldéens! On ne t'appellera plus la souveraine des royaumes. J'étais irrité contre mon peuple, J'avais profané mon héritage, Et je les avais livrés entre tes mains: Tu n'as pas eu pour eux de la compassion, Tu as durement appesanti ton joug sur le vieillard. Tu disais: A toujours je serai souveraine! Tu n'as point mis dans ton esprit, Tu n'as point songé que cela prendrait fin. Écoute maintenant ceci, voluptueuse, Qui t'assieds avec assurance, Et qui dis en ton cœur : Moi, et rien que moi! Je ne serai jamais veuve, Et je ne serai jamais privée d'enfants! Ces deux choses t'arriveront subitement, au même jour, La privation d'enfants et le veuvage; Elles fondront en plein sur toi, Malgré la multitude de tes sortilèges, Malgré le grand nombre de tes enchantements. Tu avais confiance dans ta méchanceté, Tu disais: Personne ne me voit! Ta sagesse et ta science t'ont séduite. Et tu disais en ton cœur : Moi, et rien que moi! Le malheur viendra sur toi, Sans que tu en voies l'aurore; La calamité tombera sur toi, Sans que tu puisses la conjurer; Et la ruine fondra sur toi tout à coup, A l'improviste. Reste donc au milieu de tes enchantements Et de la multitude de tes sortilèges, Auxquels tu as consacré ton travail dès ta jeunesse; Peut-être pourras-tu en tirer profit, Peut-être deviendras-tu redoutable. Tu t'es fatiguée à force de consulter: Qu'ils se lèvent donc et qu'ils te sauvent, Ceux qui connaissent le ciel, Qui observent les astres, Qui annoncent, d'après les nouvelles lunes, Ce qui doit t'arriver! Voici, ils sont comme de la paille, le feu les consume, Ils ne sauveront pas leur vie des flammes: Ce ne sera pas du charbon dont on se chauffe, Ni un feu auprès duquel on s'assied. Tel sera le sort de ceux que tu te fatiguais à consulter. Et ceux avec qui tu as trafiqué dès ta jeunesse Se disperseront chacun de son côté: Il n'y aura personne qui vienne à ton secours. »

(Ésaïe chapitre 47, versets 1 à 15)


J’ai placé la plupart des Togolais sur table
D’écoute, violant leur vie privée, dictateur
S’accrochant au trône maudit, annonciateur
De ma mort brutale, macchabée dans l’étable

Du diable, la corde au cou, un règne équitable
Loin de mon froc souillé de sang : agitateur,
Je tue les officiers supérieurs, prosateur
Médiocre, qui sifflent mon pouvoir, mon cartable

Décevant aux prises avec mes godillots,
L’armée monarchiste, m’enlevant le maillot
Des éperviers que je déplume, crocodile

Adoré au lieu du créateur, descendance
Dépouillée par l’esprit ténébreux, ascendance
De lépreux, frappés par la foudre, morne édile !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         12 août 2020.

lundi 10 août 2020

SUPERCHERIE D’ALASSANE OUATTARA



« Mais il s'est révolté contre lui, en envoyant ses messagers en Égypte, pour qu'elle lui donnât des chevaux et un grand nombre d'hommes. Celui qui a fait de telles choses réussira-t-il, échappera-t-il ? Il a rompu l'alliance, et il échapperait! Je suis vivant! dit le Seigneur, l'Éternel, c'est dans le pays du roi qui l'a fait régner, envers qui il a violé son serment et dont il a rompu l'alliance, c'est près de lui, au milieu de Babylone, qu'il mourra. Pharaon n'ira pas avec une grande armée et un peuple nombreux le secourir pendant la guerre, lorsqu'on élèvera des terrasses et qu'on fera des retranchements pour exterminer une multitude d'âmes. Il a méprisé le serment, il a rompu l'alliance; il avait donné sa main, et il a fait tout cela; il n'échappera pas! C'est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l'Éternel: Je suis vivant! c'est le serment fait en mon nom qu'il a méprisé, c'est mon alliance qu'il a rompue. Je ferai retomber cela sur sa tête. J'étendrai mon rets sur lui, et il sera pris dans mon filet; je l'emmènerai à Babylone, et là je plaiderai avec lui sur sa perfidie à mon égard. Tous les fuyards de toutes ses troupes tomberont par l'épée, et ceux qui resteront seront dispersés à tous les vents. Et vous saurez que moi, l'Éternel, j'ai parlé. »

(Ezéchiel chapitre 17, versets 15 à 21)

Je veux mourir comme un chien au pouvoir, tant pis
Pour les canards boiteux ; majordome agréé,
J’ai reçu l’extrême onction en France, gréé
Le bateau ivre de Rochefort, mes tapis

D’Afghanistan font la ronde, tels un lapis-
Lazuli, cédant les contrats juteux, au gré
Du vent, à la Vieille Garde avec simagrées,
Accueillant Jupiter dans mon pays, tapi

Dans l’ombre, de façon royale, le conclave
Ayant décidé de maintenir son esclave
Plutôt que de choisir un nouveau président

À sa solde, attirant les foudres de Sion,
Ô d’où sort la loi de l’Éternel : ma mission
Terminée, fantôme d’Orient, vieux résident !

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
         10 août 2020 – Paris.