mercredi 6 octobre 2021

SONNET POUR ASSIMI GOÏTA



« Le prophète Élisée appela l'un des membres de la communauté de prophètes et lui dit: «Noue ta ceinture, prends avec toi cette fiole d'huile et va à Ramoth en Galaad. Une fois arrivé là-bas, va voir Jéhu, le fils de Josaphat et le petit-fils de Nimshi. Tu le feras se lever au milieu de ses frères et tu le conduiras dans une chambre retirée. Tu prendras la fiole d'huile, tu la verseras sur sa tête et tu affirmeras: 'Voici ce que dit l'Éternel: Je te consacre par onction comme roi d'Israël.' Puis tu ouvriras la porte et tu t'enfuiras sans attendre.» Le jeune prophète partit pour Ramoth en Galaad. Quand il arriva là-bas, il trouva les chefs de l'armée en train de siéger. Il dit: «Chef, j'ai un mot à te dire.» Jéhu demanda: «Auquel de nous tous?» Il répondit: «À toi, chef.» Jéhu se leva et alla à l'intérieur de la maison. Le jeune homme versa alors l'huile sur sa tête en lui affirmant: «Voici ce que dit l'Éternel, le Dieu d'Israël: Je te consacre par onction comme roi d'Israël, du peuple de l'Éternel. Tu frapperas la famille de ton seigneur Achab et je vengerai sur Jézabel l'assassinat de mes serviteurs les prophètes et celui de tous les serviteurs de l'Éternel. Toute la famille d'Achab va disparaître, je vais exterminer tout homme qui appartient à Achab, qu'il soit esclave ou libre en Israël. Je vais rendre la famille d'Achab pareille à celle de Jéroboam, fils de Nebath, et à celle de Baesha, fils d'Achija. Les chiens mangeront Jézabel dans le champ de Jizreel et il n'y aura personne pour l'enterrer.» Puis le jeune homme ouvrit la porte et s'enfuit. Lorsque Jéhu sortit pour rejoindre les serviteurs de son seigneur, on lui dit: «Est-ce que tout va bien? Pourquoi ce fou est-il venu vers toi?» Jéhu leur répondit: «Vous connaissez bien l'homme et ce qu'il peut dire.» Mais ils répliquèrent: «C'est faux! Raconte-nous donc ce qui s'est passé!» Il répondit: «Il m'a parlé de telle et telle manière en affirmant: 'Voici ce que dit l'Éternel: Je te consacre par onction comme roi d'Israël.'» Chacun prit immédiatement ses habits et les mit sous Jéhu en haut des marches. Ils sonnèrent de la trompette et dirent: «C'est Jéhu qui est roi!» Ainsi Jéhu, le fils de Josaphat et le petit-fils de Nimshi, forma une conspiration contre Joram alors que celui-ci et tout Israël défendaient Ramoth en Galaad contre Hazaël, le roi de Syrie. Toutefois, le roi Joram était reparti pour se faire soigner à Jizreel des blessures que les Syriens lui avaient infligées lorsqu'il se battait contre Hazaël, le roi de Syrie. Jéhu dit: «Si vous le voulez bien, personne ne pourra s'échapper de la ville pour aller porter cette nouvelle à Jizreel.»

(2 Rois, chapitre 9, versets 1 à 15)

Je renverse Ibrahim Boubacar Keïta,

Glorifiant l’Éternel des armées, instrument

De conversion entre ses mains : je fais dûment

Son œuvre, libérant le Mali ; mon État

 

Brûle nos guenilles, mettant l’éméritat

En relief ; j’aiguise mon épée, instrument

De conversion entre ses mains : je dis crûment

La vérité à nos oppresseurs, leur pietà

 

En procès de nos jours ; je renverse Ibrahim

Boubacar Keïta, glorifiant Élohim

En train de restaurer l’Afrique contrefaite,

 

Proie des Occidentaux qui l’humilient sans cesse ;

Je renverse l’ogre du Louvre, la princesse

De Sion régénérée, la voix à nos prophètes !

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         6 octobre 2021 – Paris.

lundi 4 octobre 2021

L’INVESTITURE DE MAMADY DOUMBOUYA



« Les enfants d’Israël firent encore ce qui déplaît à l’Éternel ; et l’Éternel fortifia Églon, roi de Moab, contre Israël, parce qu’ils avaient fait ce qui déplaît à l’Éternel. Églon réunit à lui les fils d’Ammon et les Amalécites, et il se mit en marche. Il battit Israël, et ils s’emparèrent de la ville des palmiers. Et les enfants d’Israël furent asservis dix-huit ans à Églon, roi de Moab. Les enfants d’Israël crièrent à l’Éternel, et l’Éternel leur suscita un libérateur, Éhud, fils de Guéra, Benjamite, qui ne se servait pas de la main droite. Les enfants d’Israël envoyèrent par lui un présent à Églon, roi de Moab. Éhud se fit une épée à deux tranchants, longue d’une coudée, et il la ceignit sous ses vêtements, au côté droit. Il offrit le présent à Églon, roi de Moab : or Églon était un homme très gras. Lorsqu’il eut achevé d’offrir le présent, il renvoya les gens qui l’avaient apporté. Il revint lui-même depuis les carrières près de Guilgal, et il dit : Ô roi ! J’ai quelque chose de secret à te dire. Le roi dit : Silence ! Et tous ceux qui étaient auprès de lui sortirent. Éhud l’aborda comme il était assis seul dans sa chambre d’été, et il dit : J’ai une parole de Dieu pour toi. Églon se leva de son siège. Alors Éhud avança la main gauche, tira l’épée de son côté droit, et la lui enfonça dans le ventre. La poignée même entra après la lame, et la graisse se referma autour de la lame ; car il ne retira pas du ventre l’épée, qui sortit par derrière. Éhud sortit par le portique, ferma sur lui les portes de la chambre haute, et tira le verrou. Quand il fut sorti, les serviteurs du roi vinrent et regardèrent ; et voici, les portes de la chambre haute étaient fermées au verrou. Ils dirent : Sans doute il se couvre les pieds dans la chambre d’été. Ils attendirent longtemps ; et comme il n’ouvrait pas les portes de la chambre haute, ils prirent la clé et ouvrirent, et voici, leur maître était mort, étendu par terre. Pendant leurs délais, Éhud prit la fuite, dépassa les carrières, et se sauva à Seïra. Dès qu’il fut arrivé, il sonna de la trompette dans la montagne d’Éphraïm. Les enfants d’Israël descendirent avec lui de la montagne, et il se mit à leur tête. Il leur dit : Suivez-moi, car l’Éternel a livré entre vos mains les Moabites, vos ennemis. Ils descendirent après lui, s’emparèrent des gués du Jourdain vis-à-vis de Moab, et ne laissèrent passer personne. Ils battirent dans ce temps-là environ dix mille hommes de Moab, tous robustes, tous vaillants, et pas un n’échappa. En ce jour, Moab fut humilié sous la main d’Israël. Et le pays fut en repos pendant quatre-vingts ans. »

(Juges chapitre 3, versets 12 à 30)

J’ai obligé tous les fossoyeurs de la sous-

Région (CEDEAO) à se plier sans fard

Aux aspirations de la Guinée : ces cafards

Qui cajolaient Alpha Condé  ̶  dans les dessous

 

Mordorés  ̶  ont peur de leur chute ; le picsou

A déjà abdiqué, son visage blafard

Témoigne en ma faveur ; j’ai obligé le phare

D’Alexandrie borgne à éclairer les filous,

 

Fossoyeurs du monde noir, un continent à

La mer ; j’ai obligé les fossoyeurs de la

CEDEAO à se plier aux volontés

 

Du peuple guinéen ; j’ai obligé ces bœufs

À beugler, leur chant faux les rend sourds ; tous ces bœufs

Beuglent naïvement, le veau d’or, nolonté !

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         4 octobre 2021 – Paris.


JUDAS ISCARIOT



J’ai livré Jésus-Christ aux prêtres très méchants

Qui voulaient l’outrager, le tuer : mon scandale

A mis une meule à mon cou dans le dédale

Des jours ; cupide, j’ai livré Jésus-Christ, champ

 

Du potier réglant mon suicide ; dans le champ

De vigne, voleur, j’ai condamné Marie, val

Embaumant d’avance le Messie, voix nodale,

Tué injustement ; ma trahison fauchant

 

Le Seigneur Jésus-Christ se perpétue, l’Église –

Décapitée par les tyrans – rampe, s’enlise ;

Rongée par Mammon, ses paroisses asservissent

 

Leurs fidèles livrés aux suppôts de ce diable ;

J’ai livré Jésus-Christ aux prêtres très minables

Qui l’ont crucifié à Golgotha sans service !

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         3 octobre 2021 – Villiers-le-Bel.

OPÉRA DE JEDIDAH



Je dialogue toujours avec papa, marchant

Résolument dans ses voies : ma volonté forte

Me hisse au firmament, mon courage conforte

Ma droite ; l’école des justes en marchant

 

Resserre nos liens dès l’aurore, notre chant

De triomphe sur le quai d’une gare porte

L’empreinte du rocher des âges qui supporte

Notre combat pour la vie abondante ; chant

 

De guerre, j’entonne le refrain des vainqueurs

Sans aucun complexe, loin du ban des liqueurs ;

Je dialogue toujours avec papa, marchant

 

Résolument dans ses voies : ma volonté forte

Me hisse au firmament ; mon courage conforte

Ma droite ; j’écoute cet hymne alléchant !

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         23 septembre 2021 – Paris.

samedi 2 octobre 2021

OPÉRA D’EHUD



Je déjeunais avec mon père aux restaurants

Prestigieux, marquant ma tendre enfance d’un sceau

Indélébile : je revois nos dîners, sceau

De son apostolat flambant neuf ; cormoran,

 

Je déjeunais avec mon père aux restaurants

Prestigieux, marquant ma tendre enfance d’un sceau

Indélébile : je revois nos desserts, sceau

De son apostolat flambant neuf ; mon torrent

 

Déborde pour changer la donne gentiment ;

Je déjeune avec mon père, compartiment

Tourné vers l’avenir ; je déjeune avec mon

 

Père sans relâche, l’épopée des élus

Sans cesse regrattée, surdouée réélue

Pour traire ma jument efflanquée, mon poumon !

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         23 septembre 2021 – Paris.

 

 

 

vendredi 1 octobre 2021

INTERMEZZO DE KALINE



J’ai vaincu l’Achéron, traversé sans un râle :

Disciple de Jésus, j’ai vaincu l’Achéron

Sans un râle ; apôtre de Jésus, le héron

Me guide au firmament ; le chant de la chorale

 

Renouvelle ma vie, restaure en général

Mon âme, transforme mon esprit de Fléron

Jusqu’aux Caraïbes ; j’observe Cicéron

Chanter ma symphonie qui demeure virale ;

 

J’ai vaincu l’Achéron, traversé sans un râle :

Disciple de Jésus, j’ai vaincu l’Achéron

Sans un râle ; apôtre de Jésus, le héron

 

Me guide au firmament ; le chant de la chorale

Renouvelle ma vie, me donne l’héritage

Dévasté, me comble de bonheur, ermitage !

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         30 août 2021 – Villiers-le-Bel.  

mercredi 29 septembre 2021

YANNICK JADOT VERS L’ÉLYSÉE



« L'Éternel dit à Samuel : « Quand cesseras-tu de pleurer sur Saül ? Je l'ai rejeté afin qu'il ne règne plus sur Israël. Remplis ta corne d'huile et pars ! Je t'envoie chez Isaï, le Bethléhémite, car j'ai vu parmi ses fils celui que je désire pour roi. » Samuel dit : « Comment pourrais-je y aller ? Saül l'apprendra et me tuera. » L'Éternel dit : « Tu prendras une génisse avec toi et tu diras : ‘Je viens pour offrir un sacrifice à l'Éternel.’ Tu inviteras Isaï au sacrifice. Je te préciserai ce que tu dois faire et tu désigneras par onction pour moi celui que je t’indiquerai. » Samuel fit ce que l'Éternel avait dit et se rendit à Bethléhem. Les anciens de la ville accoururent effrayés à sa rencontre et demandèrent : « Ton arrivée annonce-t-elle quelque chose d'heureux ? » Il répondit : « Oui, je viens pour offrir un sacrifice à l'Éternel. Consacrez-vous et venez avec moi au sacrifice. » Il fit aussi consacrer Isaï et ses fils et les invita au sacrifice. Lorsqu'ils entrèrent, il se dit, en voyant Eliab : « Certainement, celui que l'Éternel désigne par onction est ici devant lui. » Mais l'Éternel dit à Samuel : « Ne prête pas attention à son apparence et à sa grande taille, car je l'ai rejeté. En effet, l’Éternel n’a pas le même regard que l’homme : l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au cœur. » Isaï appela Abinadab et le fit passer devant Samuel. Samuel dit : « L'Éternel n'a pas non plus choisi celui-ci. » Isaï fit passer Shamma et Samuel dit : « L'Éternel n'a pas non plus choisi celui-ci. » Isaï fit passer sept de ses fils devant Samuel et Samuel dit à Isaï : « L'Éternel n'a choisi aucun d'eux. » Puis Samuel dit à Isaï : « Tous tes fils sont-ils là ? » Il répondit : « Il reste encore le plus jeune, mais il garde les brebis. » Alors Samuel dit à Isaï : « Envoie quelqu’un le chercher, car nous ne prendrons pas place avant qu'il ne soit arrivé. » Isaï envoya quelqu’un le chercher. Il était roux, avec de beaux yeux et une belle apparence. L'Éternel dit à Samuel : « Lève-toi, verse de l’huile sur lui, car c'est lui ! » Samuel prit la corne d'huile et le consacra par onction au milieu de ses frères. L'Esprit de l'Éternel vint sur David, à partir de ce jour et par la suite. Samuel se leva et partit à Rama. »

(1 Samuel chapitre 16, versets 1 à 13)

 

J’ai été investi par Dieu roi de la France,

Mise à genoux par le président orgueilleux,

Déboulonné avec fracas, prince pouilleux,

Obligé de quitter le pouvoir : les souffrances

 

Décuplent, son règne périclite, ma lance

Et mon javelot l’ont fauché ; melon mielleux,

Je nourris les proscrits, mes détracteurs envieux

À bâbord ; j’annonce l’année de grâce, danse

 

Classique à l’aube d’un jour nouveau ; j’ai été

Investi par Dieu roi de la France, l’été

Indien se prolonge, ma messe célébrée

 

Dans la joie ; mon maître me porte mon turban

Royal sans problème, tunique de Vauban,

Ma tiare flambant neuf, ma messe célébrée !

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         29 septembre 2021 – Paris.