vendredi 20 avril 2018

FRAPPES EN SYRIE



Je suis entré dans le plus grand nid de frelons
De l’histoire. Pantin, j’obéis aux banquiers,
Commanditaires de la guerre. Très inquiet,
Je cache l’horreur dans le toupet, Fénelon

Otage des lobbies. J’ai bombardé, selon
Leur désir, la cité calme, coéquipier
De l’Amérique sans vergogne. Flibustier,
J’engage nos troupes dans un bourbier, melon

Mielleux de Babel, s’employant à étendre
Le conflit. J’ai frappé Damascènes sans prendre
Appui sur le Palais Bourbon, chargeant l’armée

Monarchiste du gnon. Je cours sur une pente
Glissante, boycottant les élus, ma charpente
Criant continûment au secours, désarmé !

Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
20 avril 2018 – Lomé.

PAUVRE CONSUL




Je refuse l'accès des États-Unis aux
Togolais démunis, après un lapidaire
Entretien. Je perçois les frais totalitaires
De dépôt de visa, trop élevés, vrai taux

De l'usure pour un pays respecté. Maux
De l'Afrique enchaînée, paravent, cimetière
Ambulant, mon château ténébreux, serpentaire,
Va cesser d'exercer l'injustice, mégot

Piétiné par l'Ancien des jours. J'ai refusé
D'admettre le vrai, en m'appuyant, fil usé,
Sur bien des préjugés. J'ai montré le visage

De l'oppression, battant un tambour en l'honneur
Du diable, fauché par le javelot, horreur
De la terre avalant New York. Mauvais présage !

Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
19 avril 2018 – Lomé.

jeudi 19 avril 2018

CONVERSION




J’ai quitté Lodebar pour manger à la table
Des rois. Conquérant, j’ai attendu le moment
Opportun pour agir. J’ai reçu le serment
Du berger, m’accrochant au rocher remarquable

Pour vivre promesse. Mon séjour véritable
Au palais commence. Justicier, constamment,
J’ai hélé ce temps, me privant innocemment
De tout confort, prêt à glorifier l’adorable

Maître de ma vie. J’ai gagné sans pétard mon
Pari, redoublant à chaque instant d’ardeur, mont
Couvert d’or ! Julep, ô ma maison lambrissée

Restaure mes murs en ruine, reconstruisant
Mon foyer dérapé, mon pays reluisant !
J’ai quitté Lodebar pour mon toit tapissé.

Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
8 avril 2018 – Lomé.

L’ÉCUME DES JOURS




Je me déifie sans ambages, exigeant
Que l’on se prosterne la face contre terre
Avant de saluer le roi des rois… Parterre
D’hérésies, je tords le cou à tout, affligeant

Une dizaine de sœurs/frères, pataugeant
Comme moi dans la boue. Je prends les réfractaires
Pour des idiots, mettant en scène, serpentaire,
Le sort de ceux que j’ai damnés, en protégeant

Par la ruse mes prestidigitations.
Mon refus d’admettre le réel, castration,
Me contraint à tromper mes coreligionnaires,

Aveugles et sourds que je berne nuit et jour
Depuis plusieurs années. J’ai perdu mon séjour
Au palais, pris en serre par le tortionnaire.

Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
1er novembre 2017 – Lomé.






L'AUBE D'UN JOUR NOUVEAU




J'ai frappé à mort le prince de la puissance
De l'air, ô mettant fin au règne ténébreux
De plusieurs millénaires ! J'ai défait Hébreux
Orgueilleux et consorts, m'humiliant sans prestance

Devant l'Éternel des armées. Ma connaissance
Du terrain m'a conduit dans l'arène par deux
Fois, jeûnant et priant nuit et jour. Bienheureux,
J'ai vaincu cet esprit méchant sans complaisance,

Célébrant une aube nouvelle, convaincu
De servir mon Père céleste. Sans écu,
J'ai fauché ce dragon volant au firmament,

Gagnant la bataille vers la restauration
Du plan originel, hâtant la vibration
De la muraille de la terre, savamment !

Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
2 mars 2018 – Lomé.

DAUPHIN HYPOCRITE


J’ai augmenté le salaire des militaires
Pour les amadouer, détruire le projet
De libération du Togo. Sur mon trajet,
J’ai foulé aux pieds leurs droits, mauvais presbytère !

Renégat, j’ai vendu mes sœurs, mon ministère
Déloyal plaidant pour leur rachat. Vil objet
Du colon, j’égrène le flingue/chapelet,
Sacrifiant des vies pour régner, grabataire

D’un système voué aux gémonies. Pantin,
Je chauffe les bancs, serf volontaire. Matin,
Midi, soir, je porte l’opprobre des maçons,

Vivant le martyre sur mon trône en gelée,
Faisant des libations, ô la tête fêlée,
Regimbant contre les aiguillons, limaçon !

Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
28 février 2018 – Lomé.

ÉCHO D’ICI, ÉCHO D’AILLEURS




J’ai refusé d’aider mon frère, utilisant
Une langue de bois pour fuir notre débat.
Aîné dominateur, pas un sou dans l’ébat
Qui pourrait honorer le voyant ! En brisant

Ses rêves constamment sur la terre, opposant,
J’éloigne le règne de l’Éternel Rapha
Qui l’avait consacré pour sortir Wahala
Du gouffre. Je cherche à l’angoisser, reposant

Mes conseils retranchés sur beaucoup de chimères.
Peureux, j’entretiens les oppresseurs, des primaires
Racistes au présent décevant. Ma bannière

Trouée a plombé ma voûte, délibérant
Pour l’archer, le colon fripon et opérant
Pour Bel, je frémis à la vue de la lanière…

Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
4 mars 2018 – Lomé.