mercredi 30 mars 2016
AUTOPORTRAIT 52
J’ai quitté Liège sous la pluie réchauffant
Mon corps avecque la joie de vivre une histoire
Inédite à Paris. J’ai quitté l’isoloir,
Heureux d’entonner un cantique triomphant.
J’ai quitté Liège sous la pluie, l’olifant
En détresse, battant un tambour à la gloire
De l’Éternel. Quand j’ai quitté la grande Loire
Pour mes chers pénates, j’ai retrouvé l’enfant
Sevré, la maman en transe, la jument
En rut. J’ai quitté la ville des monuments
Célèbres pour revoir ma ville postnatale,
Livrée aux rudiments du monde. J’ai quitté
Ma sœur et famille aujourd’hui pour m’acquitter
Le devoir suprême, rebâtir l’encéphale.
Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
1er juin 2014 – Lomé.
mardi 29 mars 2016
BRUIT DE CARNAGE
J'ai donné l'ordre à mes godillots de tuer
Froidement le peuple togolais, quand les fraudes
Électorales me chanteront vainqueur. Ode
Du malheur, j'étrangle tes félins retués
Par ta soif de pouvoir. Macchabée situé
Entre vie et mort, je détale, vraie maraude...
Roitelet stupide, je voudrais, quand corrode
Mon trône, massacrer les plaignants aux huées
Stridentes. Mon échec sans appel me permet
De fermer ma page sombre, élégie gourmet !
J'accepte de déchoir du sommet, scélérat
Dynaste, cachant ma perfidie aux profanes,
Faisant semblant d'aimer l’Éternel, cellophane
Pétrie, dragon, digne d'avoir le sort Mérah !
Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
Vingt-huitième jour du premier mois de l'année 2015 - Lomé.
lundi 28 mars 2016
LA SESSION DES CRÉTINS
J’ai plébiscité un scélérat à la tête
Du Parlement pour bien chanter l’hymne médiocre
Du rassemblement à gauche. Mon pinceau, ocre
Et chaux vive, pue le jardin public. Ma dette
Saute aux yeux du peuple et tout mon trône à la bête
Jusqu’à accomplir les paroles. Pour convaincre
L’opinion, j’ai mille facettes mais pour vaincre
Loyalement, j’ai du pain sur la planche. Jette
Ton tablier à temps si tu veux vivre gaiement,
Me répète une voix intérieure. Sciemment,
Je refuse à cause de mes alliances basques,
De Mammon, des honneurs aussi faux que le vent
Qui m’emporte au-delà du rivage, au levant,
Dans la géhenne, près des despotes, bourrasques !
Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
03 septembre 2013 – Lomé.
dimanche 27 mars 2016
CHIEN APPRIVOISÉ
J’ai trahi le peuple togolais en faisant
Une alliance bidon avecque le pouvoir
En place. Cupide, j’ai failli au devoir
Suprême, végétant dans la boue, déplaisant
Aux forces vives de la nation. Malfaisant
Mon plan, aveuglé par les parts de marché voire
Mon égoïsme, j’ai pris la corde au cou, sans voir
Ma cruauté. Maintenant, je rase les murs, pan
De ma descente aux enfers. Conseiller de pure
Forme, j’ai renoncé au combat et j’abjure
Pour avoir un tombeau profané au soleil.
J’ai été corrompu par des deniers publics :
Mon crime crapuleux décrie la république,
Fait découvrir mon vrai visage de groseille.
Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
1er juillet 2013 – Lomé.
samedi 26 mars 2016
JOB CHEZ CHRISTOPHE COURTIN AU PASCRENA
J’ai plaidé librement et hardiment pour la
Réconciliation nationale au Togo
Avec la pensée du Créateur, allant aux
Négociations, confiant de réussir pour la
Première fois à voir triompher la paix. La
Concorde dans l’âme de notre peuple, go
Précieux préservé pour toujours, imbroglio
Étrange, va sourdre comme un jet d’eau, holà
Au pic, apportant la félicité, fondant
Notre action commune. Illustre répondant,
L’Europe unie voudrait bien nous accompagner,
Cheminant ainsi au grand dam des réfractaires
Avec les acteurs du changement, légataires
D’une alliance sans fin, heureux en corps baigné !
Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
04 juillet 2014 – Lomé.
CITÉ BONDÉE
J’ai chanté le gospel sans cesse sans trouver
Un grabat au fond de nos résidences obscures,
Construites pendant la guerre de Cent Ans sur
Les ruines des terres confisquées, approuvées
Par la junte au pouvoir. Hier, j’ai recouvré
La liberté de parler de mes ennuis. Dure
Ma condition de mendiant, quitte aux froidures
Du développement durable, retrouvé
Dans les tiroirs de nos maîtres d’antan, scellés
Par le sort des mauvais perdants, frappant mêlée
Sans démêler l’écheveau ! Je vais sûrement
Squatter sans rémission aux heures prodigues
De mon pays rêche et délétère sans digue
Pour ses fils et filles, perclus assurément !
Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
25 janvier 2014 – Lomé.
vendredi 25 mars 2016
BOURSE UNIVERSITAIRE
J’ai mis la barre très haut pour n’avoir rien à
Donner aux étudiants, fatigués de porter
Leur misère sous un toit défait. Emporter
Leurs richesses au-delà de nos mers est bêta.
J’ai mis la barre très haut pour traîner mollah
Au carrefour, pliant surdoués. Déporter
Leur étoile au château Aubin, héliporter
Des armes et munitions est mon cruel mandat.
J’ai mis la barre très haut pour persécuter
Mes frères et sœurs captifs du bagne, exécutés
Dès l’aurore, mouvants à l’agonie, gênés
Par le sort des perclus, jetés sur eux au même
Endroit. J’ai mis très haut la barre quand l’extrême
Droite fleurit dans le cœur des jeunes et aînés.
Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
06 mars 2014 – Lomé.
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