samedi 17 mai 2014
SONNET POUR DENIS AMUZU-DZAKPAH
Monseigneur, le rocher des âges t’a placé
Au sommet de sa tour dans les derniers moments
Pour sauver le plus grand nombre. Tu es froment
Et pluie de l’arrière-saison, col déplacé
Pour porter le flambeau du juste, dépassé
Par l’arrogance des méchants. Ton dévouement
Prépare l’Église à la moisson. Constamment
Prêt à glorifier l’Éternel, agacé
Par les divisions et les sectes, tu triomphes
Du monde sensible, sous l’emprise des gaffes.
Ton ministère éloquent s’exerce librement
Et hardiment pour le bonheur de ton troupeau.
Dans l’unité de la foi, allons au repos
Dans la dignité, prêts au son du firmament.
Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
28 juin 2013 – Lomé.
ÉGLISE ÉVANGÉLIQUE LE ROCHER
J’ai passé des moments agréables dans tes
Parvis, ému par ton accueil triomphal et
Ton adoration réussie. Paraclet,
Tu consoles bien tous les affligés dans tes
Aires ouvertes au Seigneur. Mystérieux, dans tes
Assemblées, j’ai lu la joie de vivre… Gourmet,
J’ai couvert ton culte de gloire, réclamé
Un franc succès à tes pasteurs. Filant dans tes
Jardins, j’ai suivi ta prédication avec
Attention du début à la fin. Médiathèque
Moderne, ton temple fournit à l’étranger
Dépaysé un toit paternel aux accents
Magnifiques. Pourtant tes orages, cassant
La solitude et le stress, broient les orangers…
Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
02 février 2014 – Lomé.
HOLLANDE REND HOMMAGE À JULES FERRY
Président, ton grand amour pour Jules Ferry
S’est confirmé encor par ton premier hommage
Au père de l’école laïque. Ton sage
Discours aux Invalides fut un tilbury
Car ton couteau a bien tranché les armoiries,
Clarifié ta position, montré que tes pages,
Choisies avec doigté, vont des aréopages
Chers à toi au peuple vaillant des librairies.
Lorsque tu honores le pape de l’école
Obligatoire et gratuite, tu auréoles
Toute l’éducation nationale, signe
Un nouveau contrat social dont le nœud rassure
La majorité toujours confiante. Ta lecture
De l’histoire revalorise tes consignes.
Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
07 décembre 2012 – Lomé.
ÉPI D’OR
J’ai sculpté mon jardin avec une finesse
D’artiste. Peintre, je scelle toujours mes toiles
Avec la couleur et le mouvement d’étoile
Du matin, célébrant firmament comme ânesse
Portant un joug doux et humble. Jeune déesse,
J’ai fléchi les genoux de nombreux félins, poils
Élidés par mes yeux, médusant tout leur voile,
Lisant tranquillement ma destinée, Altesse
Fatiguée de gâteaux indigestes. Polka,
Je danse au rythme du vigneron. Mazurka,
Je confonds les jaloux défaits par mon confort
Et mon glamour. Sur les hauteurs, je viens planter
Un cèdre verdoyant, un prunier supplanté
Par un dattier en fleurs, voulant mon réconfort.
Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
24 janvier 2014 – Lomé.
ÉPITAPHE
Quand vous lirez sur ma pierre tombale mon
Désespoir poignant dû aux complications
De mes études dans la brousse, application
Immédiate, sachez que j’ai cédé aux monts
Infâmes ma fierté virginale, artimon
Dépecé au profit de la survie, traction
Avant aux antipodes de l’attraction
Du gain sordide sur mes cuisses de démon.
Quand vous lirez sur ma pierre tombale mon
Affliction de catin blême, sachez que mon
Courroux nourrit ma vie, océan de sanglots
Longs, étouffés par ma beauté juvénile au
Bord du gouffre. Quand vous lirez sur pierre, faux
Dévot, ma haine de la tyrannie, sanglots !
Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
25 janvier 2014 – Lomé.
AUTOPORTRAIT 47
Je refuse d’être l’archer du roi de Prusse,
Crotté, sans cheval, à la lutte nuit et jour,
Affamé et mourant près des frondeurs toujours
Bien vêtus, bien nourris, portés sur des capuces
Affreux, saignant l’horreur des ténèbres. Lab russe,
Je répands des baryons aux côtés du séjour
Éternel dans le cœur des humains. Faux beaux jours,
Je refuse d’être l’odeur de vos prépuces
Ensanglantés, l’objet rivé de vos sarcasmes,
Entonnés aux tristes heures de vos arrêts, spasmes
Éclaboussés par le hurlement des poupées
Stériles, pleurnichant au venin sinueux
Des leucémiques dans les plastrons ténébreux,
Emportés par les flots secs des lauriers coupés.
Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
21 janvier 2014 – Lomé.
mardi 13 mai 2014
L’ARMÉE DU REPOS
Je garantis la paix sans arme destructrice,
Promeus la concorde sans créer des conflits,
Assure vraiment la sécurité sans cri,
Protège la terre sans bruit de médiatrice
Du segment. J’enterre la guerre, annonciatrice
Du règne glorieux sur le monde. Déconfit,
Le pouvoir séducteur de la violence ! Brie
Exalté par croûte fleurie, j’ai la matrice
Du bonheur intégral des humains connectés
Au Créateur tout le jour. J’ai déconnecté
Les soldats de ce temps de l’emprise du moi,
Formé en eux force et intégrité sans loi
Contraignante, sain et dispos, de bon aloi,
N’exécutant que des ordres purs, du surmoi !
Ananivi Hosé KOUDOUOVOH
11 mai 2014 – Lomé.
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