samedi 19 février 2022

HYMNE POUR LE 5 FÉVRIER



« Le roi Belschatsar donna un grand festin à ses grands au nombre de mille, et il but du vin en leur présence. Belschatsar, quand il eut goûté au vin, fit apporter les vases d'or et d'argent que son père Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem, afin que le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servissent pour boire. Alors on apporta les vases d'or qui avaient été enlevés du temple, de la maison de Dieu à Jérusalem; et le roi et ses grands, ses femmes et ses concubines, s'en servirent pour boire. Ils burent du vin, et ils louèrent les dieux d'or, d'argent, d'airain, de fer, de bois et de pierre. En ce moment, apparurent les doigts d'une main d'homme, et ils écrivirent, en face du chandelier, sur la chaux de la muraille du palais royal. Le roi vit cette extrémité de main qui écrivait. Alors le roi changea de couleur, et ses pensées le troublèrent; les jointures de ses reins se relâchèrent, et ses genoux se heurtèrent l'un contre l'autre. Le roi cria avec force qu'on fît venir les astrologues, les Chaldéens et les devins; et le roi prit la parole et dit aux sages de Babylone: Quiconque lira cette écriture et m'en donnera l'explication sera revêtu de pourpre, portera un collier d'or à son cou, et aura la troisième place dans le gouvernement du royaume. Tous les sages du roi entrèrent; mais ils ne purent pas lire l'écriture et en donner au roi l'explication. Sur quoi le roi Belschatsar, fut très effrayé, il changea de couleur, et ses grands furent consternés. La reine, à cause des paroles du roi et de ses grands, entra dans la salle du festin, et prit ainsi la parole: O roi, vis éternellement! Que tes pensées ne te troublent pas, et que ton visage ne change pas de couleur! Il y a dans ton royaume un homme qui a en lui l'esprit des dieux saints; et du temps de ton père, on trouva chez lui des lumières, de l'intelligence, et une sagesse semblable à la sagesse des dieux. Aussi le roi Nebucadnetsar, ton père, le roi, ton père, l'établit chef des magiciens, des astrologues, des Chaldéens, des devins, parce qu'on trouva chez lui, chez Daniel, nommé par le roi Beltschatsar, un esprit supérieur, de la science et de l'intelligence, la faculté d'interpréter les songes, d'expliquer les énigmes, et de résoudre les questions difficiles. Que Daniel soit donc appelé, et il donnera l'explication. Alors Daniel fut introduit devant le roi. Le roi prit la parole et dit à Daniel: Es-tu ce Daniel, l'un des captifs de Juda, que le roi, mon père, a amenés de Juda? J'ai appris sur ton compte que tu as en toi l'esprit des dieux, et qu'on trouve chez toi des lumières, de l'intelligence, et une sagesse extraordinaire. On vient d'amener devant moi les sages et les astrologues, afin qu'ils lussent cette écriture et m'en donnassent l'explication; mais ils n'ont pas pu donner l'explication des mots. J'ai appris que tu peux donner des explications et résoudre des questions difficiles; maintenant, si tu peux lire cette écriture et m'en donner l'explication, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras un collier d'or à ton cou, et tu auras la troisième place dans le gouvernement du royaume. Daniel répondit en présence du roi: Garde tes dons, et accorde à un autre tes présents; je lirai néanmoins l'écriture au roi, et je lui en donnerai l'explication. O roi, le Dieu suprême avait donné à Nebucadnetsar, ton père, l'empire, la grandeur, la gloire et la magnificence; et à cause de la grandeur qu'il lui avait donnée, tous les peuples, les nations, les hommes de toutes langues étaient dans la crainte et tremblaient devant lui. Le roi faisait mourir ceux qu'il voulait, et il laissait la vie à ceux qu'il voulait; il élevait ceux qu'il voulait, et il abaissait ceux qu'il voulait. Mais lorsque son coeur s'éleva et que son esprit s'endurcit jusqu'à l'arrogance, il fut précipité de son trône royal et dépouillé de sa gloire; il fut chassé du milieu des enfants des hommes, son coeur devint semblable à celui des bêtes, et sa demeure fut avec les ânes sauvages; on lui donna comme aux boeufs de l'herbe à manger, et son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu'à ce qu'il reconnût que le Dieu suprême domine sur le règne des hommes et qu'il le donne à qui il lui plaît. Et toi, Belschatsar, son fils, tu n'as pas humilié ton coeur, quoique tu susses toutes ces choses. Tu t'es élevé contre le Seigneur des cieux; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines; tu as loué les dieux d'argent, d'or, d'airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient point, qui n'entendent point, et qui ne savent rien, et tu n'as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies. C'est pourquoi il a envoyé cette extrémité de main qui a tracé cette écriture. Voici l'écriture qui a été tracée: Compté, compté, pesé, et divisé. Et voici l'explication de ces mots. Compté: Dieu a compté ton règne, et y a mis fin. Pesé: Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger. Divisé: Ton royaume sera divisé, et donne aux Mèdes et aux Perses. Aussitôt Belschatsar donna des ordres, et l'on revêtit Daniel de pourpre, on lui mit au cou un collier d'or, et on publia qu'il aurait la troisième place dans le gouvernement du royaume. Cette même nuit, Belschatsar, roi des Chaldéens, fut tué. Et Darius, le Mède, s'empara du royaume, étant âgé de soixante-deux ans. »

(Daniel chapitre 1, versets 1 à 31)

J’ai fait la succession dynastique dans une

République : mon coup d’État n’indigne pas

L’Occident fripon qui crie haro ailleurs ; pas

De géant, ma folie opprime la tribune

 

Qui s’élève contre mon diktat ; sur les dunes,

Un peuple acquis se réjouit de l’appât

Dans sa gueule fendue, à cause des repas

Horribles que je lui sers à la pleine lune ;

 

J’ai fait la succession dynastique dans une

République : mon coup d’État n’indigne pas

L’Occident fripon qui crie haro ailleurs ; pas

 

De géant, ma folie opprime la tribune

Qui s’élève contre mon diktat ; j’ai perdu

La guerre des tranchées, roitelet éperdu !

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         19 février 2022.  

vendredi 18 février 2022

TOCCATA DE CAROLE


 

J’accueille de façon chaleureuse usagers

De la bibliothèque : mon faisceau lumineux

Éclaire les chercheurs, les étudiants sérieux,

Les enseignants rompus à la tâche, engagée

 

Pour répandre l’odeur de nard de grand prix ; jet

D’eau comprimée, je sers sagement les fameux

Usagers de notre bibliothèque, heureux

D’étudier souvent dans nos parvis ; un sujet

 

De gloire, j’accueille de façon chaleureuse

Usagers de notre bibliothèque, heureuse

De servir de courroie à la génération

 

Consciente ; j’accueille de façon chaleureuse

Usagers de notre bibliothèque, heureuse

D’être un clou planté en un lieu sûr, ma ration !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         2 février 2022.

 

mardi 15 février 2022

HERODE



J’ai organisé le carnage des garçons

De deux ans et moins dans le but de supprimer

Le Seigneur Jésus-Christ : ma façon d’opprimer

Le peuple d’Israël confond les hameçons ;

 

J’ai organisé le carnage des garçons

De deux ans et moins dans l’optique de tuer

Jésus le Rédempteur : ma façon de brimer

L’oint de l’Éternel est stupide ; limaçon,

 

J’exécute le plan du diable, mon turban

Royal anéanti pour toujours ; l’œil probant

Jésus-Christ échappe au massacre des enfants,

 

Continue sa route calmement ; j’organise

Toujours le carnage des chrétiens dans l’Église,

Les dictateurs prenant mon relais, triomphants !

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         13 février 2022.

ESAÜ



Je vends mon droit d’aînesse pour un mets : profane,

Je suis très indigne de porter la couronne

De justice en Jésus-Christ ; Baal m’environne,

Guidant mes pas frileux ; je suis semblable à l’âne

 

De Buridan, je vends mon droit d’aînesse, cane

Au lieu de canard : je perds vraiment ma couronne

De justice en Jésus-Christ ; Baal m’environne,

Loin du discernement ; je suis semblable à l’âne

 

De Buridan, je vends mon droit d’aînesse, fort

Pour pleurer à la fin devant papa ; Belfort,

Ebranlé jusqu’à la fondation, se débat

 

Vainement, son turban royal entièrement

Arraché ; je vends mon droit d’aînesse, cément

Galvanisé par le diable dans nos ébats !

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         6 février 2022.

vendredi 4 février 2022

CANTILÈNE D’EHUD


 

J’ai obtenu dix-sept de moyenne en troisième

Au premier trimestre au collège protestant,

Lavant l’affront de mon père qui, contestant

Le joug du diable sur l’humanité – la seizième

 

Année – est voué aux gémonies : ma sixième

Inaugure un nouveau temps ; les manifestants

Scellent son alliance, son courage restant

Dans les mémoires ; je repais dès ma dixième

 

Année mes parents qui sont humiliés partout,

Battant un tambour en leur honneur à Berthou ;

J’ai obtenu dix-sept de moyenne en troisième

 

Au premier trimestre au collège protestant,

Lavant l’affront de mon père qui, contestant

L’oppression des Noirs, est rejeté la douzième…

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         4 février 2022.

 

jeudi 3 février 2022

SONNET POUR JEAN-BAPTISTE DJEBBARI


 

J’ai le vent en poupe, pilote exceptionnel :

Ministre des transports, j’ai affuté mes armes

À l’ombre d’un ricin, dirigeant sans guisarme

La France d’aujourd’hui, mêlant le fonctionnel

 

Éprouvé par le temps, l’espace au fictionnel,

Fruit de nos pensées, en mouvement vers les charmes ;

Député émergent, j’ai voté pour les Carmes

La loi des finances, sans rebond passionnel,

 

Étoile du matin éclairant la province

À l’affût de la vie nouvelle ; quand j’évince

Les dinosaures sans peine, je réécris

 

Notre histoire sans chasuble, je protège

Notre génération dynamique, cortège

En branle pour notre périple qui s’écrit !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         1er octobre 2020 – Cergy.

 

mardi 1 février 2022

MANASSÉ


 

Je sacrifie mon fils et ma fille aux idoles,

Aux esprits du monde des ténèbres : frivole,

Roitelet stupide, je sacrifie mon fils,

Ma fille aux idoles, au diable sans préfixe ;

 

Je sacrifie mon fils et ma fille aux idoles,

Aux esprits du monde des ténèbres : obole,

Scélérat dynaste, je sacrifie mon fils,

Ma fille aux idoles, aux démons sans suffixe ;

 

J’ai été déporté en chaîne en Assyrie :

Roi de Juda, je vends ma peau à très vil prix ;

Lorsque je me repens, l’Éternel des armées

 

Me ramène dans la Jérusalem nouvelle

Pour régner encore sur Juda, renouvelle

Mes plumes de façon glorieuse, très charmé !

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         30 janvier 2022 – Villiers-le-Bel.