dimanche 5 décembre 2021

CONTRE MACRON ET CONSORTS



Je fausse mon discours sur l’immigration :

Les migrants révèlent l’oppression de l’Afrique,

Du tiers-monde ; je bats un tambour qui duplique

Notre cruauté, je pousse à l’immigration

 

En pillant l’Afrique, le vent des migrations

Conséquence de ma cupidité ; l’Afrique

Se régénère sous mes yeux médusés, fric

À frac ; je fausse mon discours, migration

 

Conséquence de ma cupidité ; je fausse

Mon discours, migration des Africains défausse

L’Occident fripon, en pâture nuit et jour ;

 

Je fausse mon discours sur l’immigration :

Les migrants révèlent l’oppression, migration

Conséquence de ma cupidité, toujours !

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         4 décembre 2021 – Paris.   

PASTEL D’ASSIMI GOÏTA



Je garde le pouvoir après la transition

En l’honneur des Maliens opprimés par le vent

D’Ouessant : je préviens Les hauts de Hurlevent

Sans peine, je deviens un civil, transition


Terminée, pour fendre la mer gelée, diction

Du futur ; je garde le pouvoir, mon auvent

Défendant les Maliens opprimés par le vent

D’Ouessant ; je garde le pouvoir, l’affliction


Du Mali terminée, la mer gelée en nous

Fendue ; je garde le pouvoir pour les burnous,

Afin de défendre les Maliens opprimés


Par le vent d’Ouessant ; je garde le pouvoir

Afin de restaurer l’Afrique, promouvoir

Justice et équité, les Maliens déprimés !



Marcel KOUDOUOVOH

5 décembre 2021 – Paris.


LE PHILOSOPHE D’EMMANUEL MACRON



J’ai trahi Paul Ricœur en présidant la France

Comme un aveugle-né : mon orgueil me fourvoie,

Mon trône m’affole ; je berne Courbevoie

Victime en silence ; je double les souffrances


De mes concitoyens, j’entretiens mon errance

Nuit et jour, énarque prétentieux ; je prévois

Ma chute, les huées sous cape ; je revois

Les rois mages qui sont impuissants, ma carence


En toile de fond ; j’ai trahi Paul Ricœur en

Présidant la France comme un aveugle : taon

Je pique les Français sans cesse, basilique


Traitée comme Silo ; j’ai trahi Paul Ricœur,

Présidant la France comme un aveugle, cœur

De pierre, actualisant l’hymne du basilic !



Marcel KOUDOUOVOH

5 décembre 2021 – Paris.

COMPLAINTE SUR JOVENEL MOÏSE



J’ai tué l’espoir de la nation haïtienne,

Fauchant son Président brutalement : pantin,

J’ai tué l’espoir de la nation haïtienne,

Fauchant son Président brutalement ; mon thym


Pleure sans relâche quand j’entonne l’antienne

Du vainqueur ; j’ai fauché l’étoile du matin :

Mon mea culpa en écharpe – Phéniciennes

En délire – trace ma courbe ; strapontin,


J’ai tué l’espoir de la nation haïtienne,

Fauchant son Président brutalement: Héthienne,

Citernes crevassées, j’écris mal mon requiem,


Je fais diversion, le séisme perforant

Mon toit nu ; j’égorge aujourd’hui le cormoran,

Pour faire revivre Haïti, l’œil de cinquième !


Marcel KOUDOUOVOH

5 décembre 2021 – Paris.

samedi 4 décembre 2021

COMPLAINTE SUR JOB TOYÉMÉ



Je suis rattrapé par mon fondement mauvais :

Mon désir d’être le Roi de toute la terre

Me fourvoie, m’affole, détruit mon presbytère ;

Je suis rattrapé par mon fondement mauvais :

 

Obsédé sexuel, je végète à Beauvais

Dans la boue, opprimant femmes naïves, terre

Fertile du diable que je sers ; mandataire

D’une noble mission, l’orgueil des rois – mauvais

 

Fondement – me fourvoie, m’affole ; presbytère

Vide, je multiplie les péchés, le mystère

De la foi s’opposant à mon idolâtrie ;

 

Je suis rattrapé par mon fondement mauvais :

Mon désir d’être le Roi des rois ; je m’en vais

Avecque ma folie, stupide, ma fratrie…

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         18 novembre 2021 – Paris.

jeudi 2 décembre 2021

L'Ère Macron, quand les effets spéciaux du poète Ananivi Hosé Koudouovoh font des jaloux parmi les journalistes, biographes et scénaristes d'Emmanuel Macron

 


Décidemment, le poète Ananivi Hosé Koudouovoh ne cesse de surprendre la France et le monde. Alors qu'il s'était résigné à "ne plus écrire des épopées à la gloire" d'illustres hommes après le succès mondial de Hollande au zénith, le poète aux milles accords n'a pas pu résister à l'ascension historique d'Emmanuel Macron. Fidèle à son Dieu qui ne le trompe jamais, Ananivi Hosé Koudouovoh a été le premier à pressentir dans le destin d'Emmanuel Macron un signe des temps. C'est pourquoi, L'Ère Macron qu'il nous livre aujourd'hui est la constellation des météores qui lui annonçaient la marche fulgurante du jeune président vers la victoire.

Le constat le plus frappant à la lecture de ce recueil inédit est sa capacité d'immersion et de présentification du déroulé des occupations quotidiennes du jeune Emmanuel Macron pendant les périodes pré et post-électorale. Le poète Ananivi Hosé Koudouovoh invente ainsi une nouvelle sensibilité poétique. L'Ère Macron est la naissance de la cinématographie poétique. En lisant les sonnets de ce recueil, on a l'impression d'être ébloui par les feux de mille caméras, d'écouter les bruits de talons précipités sur les parvis des lieux de sit-in, de meeting et de célébration de victoires d'étapes, de percevoir un rapide défilé des lèvres d'Emmanuel Macron et des bribes de tous ses discours mythiques.

Jusqu'à la publication de L'Ère Macron, il était inimaginable que de tels effets audiovisuels puissent être rendus à l'écrit avec autant d'intensité et de saisissement, encore moins dans la forme ultra contraignante du sonnet. Ananivi Hosé Koudouovoh invente en littérature une nouvelle forme de reportage et de documentaire poétique authentiques qui séduit plus le public que les productions télé ordinaires.

C'est donc un panorama média exclusif qui se déroule dans ce recueil d'une originalité sans précédent. En un mot, lire le recueil de poèmes L'Ère Macron, c'est avoir l'impression d'être soudain tiré par la main et promené partout à travers la foule agitée, sur les traces de l'aventure qui a construit la légende du président français, de le suivre dans ses déplacements en France et à l'étranger, de découvrir les hommes autour du président charismatique dans tout leur naturel. Ainsi, de Clairefontaine à Chambord, de Brégançon à la finale de la coupe du monde de football à Moscou, du Vatican en Arabie Saoudite en passant par la réception de Mamadou Gassama, L'Ère Macron est à la fois un tableau immortalisant les faits marquants de la vie du président mais surtout sa redécouverte sur le plan social, culturel, politique et humain qui invite à reformuler les jugements.

Alors qu'on croyait qu'Ananivi Hosé Koudouovoh nous avait montré toute l'étendue de son talent poétique, il nous laisse encore bouche bée avec ce recueil dont la magie nous faire vivre tour à tour un cocktail d'émotions de reporter, d'auditeur, de témoin, de téléspectateur, d'admirateur et d'acteur autour du président Emmanuel Macron.

mercredi 1 décembre 2021

SONNET POUR OLIVIER VÉRAN



Je gère la crise du coronavirus

Le sang-froid, porté par la nuée, célébrant

La France dépassée, l’horreur concélébrant

Notre politique de santé : tel Cyrus

 

Je fais la volonté du Père sans Pyrrhus,

Au four et au moulin nuit et jour, un vibrant

Hommage aux médecins, aux soignants, calibrant

La pandémie sans coup férir, ô Les Rois russes

 

Chargés du baptême de feu ; j’ai conseillé

Plusieurs dirigeants dans l’ombre pour réveiller

La poule aux yeux d’or, le cheval de Troie au front,

 

La rosée de l’Hermon étanchant constamment

Notre soif, heureux de servir éloquemment

Mon pays au pire moment, lavant l’affront !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         22 septembre 2020 – Cergy.