lundi 18 octobre 2021

CAÏN



J’ai tué mon frère Abel, moi premier meurtrier

Enchaîné par Baal : j’étais jaloux, enviant

L’offrande d’Abel à l’Éternel ; en déviant

De cette manière, maboul, premier meurtrier,

 

J’ai tué mon frère Abel, moi premier meurtrier

Enchaîné par Baal : j’étais jaloux, enviant

L’offrande d’Abel à l’Éternel ; en conviant

Le diable dans mon cœur défait, premier meurtrier

 

J’ai tué mon frère Abel, moi premier meurtrier

Enchaîné par Baal : j’étais jaloux, enviant

L’offrande d’Abel à l’Éternel ; en conviant

 

Satan à m’enchaîner ainsi, premier meurtrier,

J’ai tué mon frère Abel : très jaloux, enviant

L’offrande d’Abel à l’Éternel, foi déviant !

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         17 octobre 2021 – Villiers-le-Bel.

LA SANTÉ POUR TOUS



« Qui a cru à ce qui nous était annoncé? Qui a reconnu le bras de l'Éternel? Il s'est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée; Il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n'avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; Et nous l'avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, Et il n'a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, À une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n'a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l'angoisse et le châtiment; Et parmi ceux de sa génération, qui a cru Qu'il était retranché de la terre des vivants Et frappé pour les péchés de mon peuple? On a mis son sépulcre parmi les méchants, Son tombeau avec le riche, Quoiqu'il n'eût point commis de violence Et qu'il n'y eût point de fraude dans sa bouche. Il a plu à l'Éternel de le briser par la souffrance... Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours; Et l'œuvre de l'Éternel prospérera entre ses mains. À cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d'hommes, Et il se chargera de leurs iniquités. C'est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu'il s'est livré lui-même à la mort, Et qu'il a été mis au nombre des malfaiteurs, Parce qu'il a porté les péchés de beaucoup d'hommes, Et qu'il a intercédé pour les coupables. »

(Ésaïe chapitre 53, verset 1 à 12)

J’encourage la médecine à deux vitesses :

Je proscris les pauvres, étrangers tourmentés

Pour se soigner ; l’argent – mon maître – m’a dompté ;

Je traite mon prochain comme un moyen, l’hôtesse

 

De la mer m’a vaincu ; j’aime la prophétesse

De Baal qui séduit les foules tourmentées

Par le racisme et la xénophobie, entées

Sur le diable ; j’agis – orgueilleux – la comtesse

 

Du Var à mes côtés ; je porte l’estocade

Aux laissés-pour-compte ; l’Éternel – leur rocade –

Change ici la donne de façon radicale ;

 

J’encourage la médecine à deux vitesses :

Je proscris les pauvres, étrangers, ô altesse,

Tourmentés ; se soigner pénible dans ma cale !

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         17 octobre 2021 – Villiers-le-Bel.  


samedi 16 octobre 2021

OPÉRA DE GRACE ADAKOUVI



Oh ! quel bonheur de le connaître

Version originale: « I Will Sing Of My Redeemer »

Strophe 1

1. Oh ! quel bonheur de le connaître,

L'Ami qui ne saurait changer.

De l'avoir ici-bas pour Maître,

Pour défenseur et pour berger !

Refrain

Chantons, chantons d'un cœur joyeux,

Le grand amour du Rédempteur,

Qui vint à nous du haut des cieux

Et nous sauva du destructeur !

Strophe 2

2. Dans la misère et l'ignorance

Nous nous débattions sans espoir,

La mort au cœur, l'âme en souffrance,

Quand à nos yeux il se fit voir.

Refrain

Chantons, chantons d'un cœur joyeux,

Le grand amour du Rédempteur,

Qui vint à nous du haut des cieux

Et nous sauva du destructeur !

Strophe 3

3. Il nous apporta la lumière,

La victoire et la liberté ;

L'ennemi mordit la poussière,

Pour toujours Satan fut dompté.

Refrain

Chantons, chantons d'un cœur joyeux,

Le grand amour du Rédempteur,

Qui vint à nous du haut des cieux

Et nous sauva du destructeur !

Strophe 4

4. Vers l'avenir, marchons sans crainte

Et sans souci du lendemain,

Pas à pas, nos pieds dans l'empreinte

De ses pieds sur notre chemin.

Refrain

Chantons, chantons d'un cœur joyeux,

Le grand amour du Rédempteur,

Qui vint à nous du haut des cieux

Et nous sauva du destructeur !

 

 

James McGranahan

 

Texte de Auguste Glardon

ATG346. Oh ! quel bonheur de le connaître

Issu du recueil « À Toi la Gloire » — Référence : Psaumes 23.1, 6 — Thèmes : Jésus-Christ : son amour, ses compassions – Joie – bonheur

 

J’ai l’habitude de faire la dédicace

De cette chanson à mon frère Massow qui

En raffole : je suis une sœur du maquis ;

Étoile filante, je fais la dédicace

 

De cette chanson à mon frère, le Boccace  

De son temps d’exception ; je préserve l’acquis

De mon frère Massow, change ses prérequis

En un engagement ; je revois la bécasse

 

Chanter sa symphonie fièrement, promontoire

Du continent noir à la mer ; son offertoire

Transforme notre vie de métayers, d’esclaves

 

Sur nos propres terres exploitées sans aucune

Retenue par l’ogre du Louvre ; sans rancune

Je fais toujours cette dédicace au conclave.

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         16 octobre 2021 – Paris.

vendredi 15 octobre 2021

ADAGIO D’AFI-ANDY


 

Je fais brillamment la dictée, ô jument grise

De papa tourné vers mon bonheur : je récite

Sans faute des textes poétiques, suscite

L’attention d’auditeurs avisés, parebrise

 

Couvert d’éloges d’inspecteurs qui vert-de-grisent  

Nos détracteurs muets, confus ; ils félicitent

Mon violoncelle sans stance ni drapeau, citent

Ma méthode éprouvée par le feu ; sans surprise,

 

Je rayonne comme le soleil au zénith

Frayant un chemin dans le désert, eau bénite

Sur le sommet d’une montagne prestigieuse ;

 

Je fais brillamment la dictée, ô jument grise

De mon Père qui est dans les cieux, carte grise

De l’armée tranchant les affaires litigieuses !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         3 avril 2021 – Paris.    

jeudi 14 octobre 2021

TOCCATA DE LINDA



J’ai fondé un foyer conjugal très paisible

Avec mon mari qui m’enchante éperdument :

Épouse soumise, je luis continûment,

Signant le livre d’or de la mairie, paisible

 

Comme une eau douce ; j’ai fondé – très paisible –

Un foyer conjugal, mon mari, un cément

Galvanisé par mes yeux de lynx : mon froment

Délicieux l’a dompté sans peine, très paisible

 

Comme une eau douce ; j’ai fondé un foyer

Conjugal paisible, mon mari – un noyer

Fécond – me corrige en douceur, son épilogue

 

Saisissant : j’ai fondé un foyer conjugal

Paisible, mon mari aux anges, la frugale

Justement couronnée, l’œil sur le Numilog !

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         7 octobre 2021 – Paris.

mardi 12 octobre 2021

YÉHOÏAQIM

 


J’ai été déporté à Babylone, nul

Comme un idolâtre : refusant d’écouter

La voix de l’Éternel, insensé, débouter

Le prophète envoyé vers moi m’étreint, veinule ;

 

J’ai été déporté à Babylone, nul

Comme un idolâtre : refusant d’écouter

La voix de l’Éternel, insensé, redouter

Le diable, ses démons et ses agents ; veinule,

 

J’étais un esclave au pays de Schinear,

Insensé, refusant d’écouter, vieux renard,

La voix de l’Éternel ; j’ai été déporté

 

À Babylone, nul comme un bel idolâtre :

J’ai été déporté à Babylone ; battre

En retraite et être ridicule, portée !

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         10 octobre 2021 – Villiers-le-Bel.

lundi 11 octobre 2021

CANTIQUE DE LA FRANCE

 


J’ai détruit méchamment le prestige allemand

Au Togo : ganache, je charge Eyadema

De porter l’assommoir à son pays, frimas

Sur les lèvres, la chair détruisant leur froment

 

Délicieux ; j’ai détruit le prestige allemand

Avec peine, fermant le chemin de fer, mas

Misérable, le port confisqué ; mon amas

D’incendies s’enflamme, ma courroie des Flamands

 

Entièrement brûlée ; j’ai détruit le prestige

Allemand au Togo, le moineau sur la tige,

Ma maison inique maudite ; méchamment,

 

J’ai détruit au Togo le prestige allemand,

Le wharf de Lomé en pâture, l’allemand

Mal enseigné dans les écoles, consciemment !

 

         Marcel KOUDOUOVOH

         10 octobre 2021 – Villiers-le-Bel.