vendredi 12 février 2021

COMPLAINTE SUR EGON SCHIELE


 

Je fais l’autoportrait de façon éloquente

Battant le record dans ce domaine, à l’affût

De la note exquise, auréole du refus

D’abdiquer en toile de fond ; ma clef marquante

 

Élève les linteaux des portes claudicantes

Restaurant ma cité immunisée, mon fût

Régénérant ma vie éclair, forêt touffue,

Étoile du matin brillant sans fin ; craquante,

 

Ma peinture déploie le corps en bandoulière,

Plaçant l’être humain au pinacle, muselière

D’une ère d’exception ; mon miel franc va nourrir

 

Toute génération, redorer le blason

De l’art qui sanctifie et retrouver Jason

Vivant sur les hauteurs, le jardin du sourire !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         5 février 2021 – Cergy.  

 

mercredi 10 février 2021

COMPLAINTE SUR CHRISTINE LAGARDE


 

Je balaie du revers de la main le caviar

De l’annulation de la dette publique

Des États de l’Union : méchante, ma réplique

Sonne faux, les banquiers odieux, calamars

 

En décrépitude, défendus ; canular,

J’opprime le peuple européen, République

Bananière près des financiers ; je duplique

La tour de Babel sans chasuble, l’avatar

 

De Tyr n’émerveillant personne ; j’ai raté

Le coche, esclave des usuriers appâtés

Par leurs marionnettes exécutant leurs ordres

 

Iniques, creusant des citernes crevassées

Pour plaire à Astarté, cette idole embrassée

Par turpitude, mon magistère, un désordre !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         9 février 2021 – Cergy.

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vendredi 5 février 2021

INTERMEZZO DE CÉLIA



Édelweiss des Alpes, tu soupires après

Les eaux paisibles, en jambage pour un toit

Tranquille : tes bonnes notes, vers les Artois,

Te dirigent ; sûre de toi, tous les cyprès

 

Te chantent l’hymne du vin captieux ; auprès

De toi, des rois mages vont s’abreuver, matois

Devant le grand public, transparents près de toi ;

Étoile du matin, tu brilles toujours près

 

Des crêtes, restaurant les murs de ta cité

Lacustre tournée vers l’étranger, cécité

Continue, plombant sa destinée ; violoncelle,

 

Ton feuillage ne se flétrit jamais, archives

Sonores des peintres célèbres sur les rives

Du Midi, étanchant leur soif dans ta crécelle !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         27 janvier 2021.  

jeudi 4 février 2021

BAVURES D’EMMANUEL MACRON


 

Je fais la politique du Front National

Jetant le dévolu sur tous les étrangers

Vivant en France : mon mandat décevant, jet

D’eau comprimée, soûle les Français, mon chenal

 

Coulant la marine marchande ; coronales,

Mes fosses suturent mon peuple, boulanger

Très allergique à la farine ; pour manger,

Mes concitoyens se calfeutrent, mon canal

 

Empêchant leur bonheur ; leur malaise constant

Me montre la sortie, la pièce de Rostand

Que je joue à gogo, à longueur de journée,

 

Traduite dans toutes les langues ; rejeté

Par l’Éternel Rapha, je rase les murs, thé

Vert de Chine épanchant le Covid, ajourné !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         3 février 2021.  

 

 

 

mardi 2 février 2021

INTERMEZZO D’ESTHER



L’Éternel resserre mes liens avec l’époux

De ma jeunesse, le père de mes enfants,

Notre mésentente aux calendes grecques : fan

D’une famille unie, délices de Capoue

 

Ont failli m’engloutir, les flèches des ripoux

Neutralisées par le vrai cep ; ô triomphant

De l’adversité, je remercie, l’olifant

En transe, mon père spirituel, loin des poux

 

Qui m’avaient assaillie méchamment, honorant

Son éphod parfumé, son bâton restaurant

La création déchue, mon paradis perdu

 

Retrouvé, mon bonheur sur mon front audacieux,

Mon droit bien défendu, prétexte fallacieux

Complètement détruit, charmant prince éperdu !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         31 janvier 2021 – Villiers-le-Bel.

lundi 1 février 2021

CANTIQUE DE GRACE ADAKOUVI



Je me suis effondrée devant tous les témoins

À l’aéroport de Lomé, en janvier deux

Mil deux quand mon frère partait : ruisseau hideux,

Je roulais par terre, refusant pour le moins

 

D’être consolée ; je me séparais du moins

De mon jumeau Massow, son projet hasardeux

De conquérir Paris en lambeaux, cafardeux ;

Je pleurais comme une veuve pleureuse, moins

 

Qu’un bébé, couronnée pour sceller une alliance

Éternelle avec mon Père céleste, chance

Inouïe ; j’affranchis un courrier à Rimbaud

 

Quelques jours plus tard pour expliquer mon malaise

À son départ, émue aux larmes pour sa thèse,

Heureuse de voir mon libérateur plus beau !

 

         Ananivi Hosé KOUDOUOVOH

         29 janvier 2021.